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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

CROISSANCE OU DECROISSANCE ?

UNE SOLUTION ?

POUR FAIRE DE LA CROISSANCE TOUT EN FAISANT DE LA DECROISSANCE !
ou bien…
POUR FAIRE DE LA DECROISSANCE TOUT EN FAISANT DE LA CROISSANCE !

Ce qui est important ce n'est pas de parler de croissance - car depuis longtemps les chiffres ne signifient plus rien - mais de flux monétaires. Car si on n'insuffle pas d'argent dans l'économie avec un grand E - investissements publics et privés..., aussi bien dans l'industrie, le commerce et les services (autant dans la santé, l'éducation et même le sport que dans les activités du secteur primaire et secondaire) - on ne s'en sortira pas.

Cela s"appelle la masse monétaire. Sans faire un cours d'économie monétaire (à court terme) et financière (à moyen et long terme) et évoquer les masses monétaires M1, M2 ou M3... ce dont on a besoin c'est d'argent, encore et toujours, pas pour s'enrichir mais bien pour faire tourner la machine économique !

Avant d’apporter ma contribution, je rappellerai que l'obsession de nos gouvernants sur la croissance n'a d'égal que le calcul incohérent de cette croissance = [((PIBn – PIBn-1) / (PIBn-1)) x 100] = TAUX de croissance (en %). Or, tout le monde sait que cet agrégat (le PIB) est complètement obsolète (somme des valeurs ajoutées des entreprises produisant sur le sol français). Même si on le corrige des variations saisonnières, du pourvoir d’achat et par habitant : PIB/ hab. /PPA (produit intérieur brut annuel par habitant en parité de pouvoir d'achat).

D'autres indicateurs beaucoup moins utilisés reflètent beaucoup mieux la notion de niveau de vie, de qualité de vie mais aussi de bonheur et bien-être comme l'IDH (indice de développement humain), l’IBM (indice du bonheur mondial) ou le BIB (Bonheur intérieur brut) même si ces deux derniers sont difficilement quantifiables…

Je pense qu’une des solutions consisterait à recréer ce que la finance a perdu avec la crise soit près de 100.000 milliards (entre la chute des produits financiers classiques et surtout des produits dérivés avec la faillite de nombreuses banques, fonds), sans oublier les pertes conséquentes dues à l'immobilier (et tout particulièrement dues aux produits dérivés sur l'immobilier, les fameux « subprimes »).

POURQUOI ET COMMENT METTRE EN PLACE CETTE SOLUTION ?

POURQUOI ? parce que cet argent existait bel et bien avant la crise, qu'il était le fruit de la « richesse » des particuliers, des banques, assurances et entreprises non financières et de l’ETAT… DE L’ARGENT QUI FAISAIT TOURNER L'ECONOMIE REELLE et qui a basculé dans l'économie virtuelle (dans la sphère de la financiarisation) et qu'il a disparu dans l’abîme de la spéculation et des « enfers » fiscaux.
 
ALORS POURQUOI NE PAS LE RECREER MAIS COMMENT ?
La forme est à définir, pour qu'il soit investi dans l’économie productive, dans le secteur privé ou public, productif et non productif CÔTE INVESTISSEMENT. Et CÔTE CONSOMMATION en relevant les minima sociaux et le pouvoir d'achat des individus. En instituant un juste équilibre entre OFFRE ET DEMANDE, entre investissement et consommation (primaire et secondaire) pour éviter toute inflation.
Ainsi le marché alimenté par ces flux monétaires permettrait de refaire démarrer le marché, permettrait de gommer toutes les dettes des états (des modalités sont à définir pour ne pas pénaliser les pays vertueux) et ainsi nous repartirions sur des bases saines...
C'est de la logique pure et simple 100.000 milliards de perdu au casino de la finance qui n'auraient jamais dû être perdus, partis en fumée et QU'IL EST NORMAL de réinjecter !!!

C'EST COMME SI ON AVAIT PERDU SON PORTEFEUILLE ET QU'ON N'AIT PLUS D'ARGENT POUR RIEN ACHTER PIRE DES DETTES CHEZ LES COMMERCANTS QU'ON NE PUISSENT PAS HONORER ET SOUDAIN... AU DETOUR D'UN CHEMIN (APPELE FMI, RESERVE FEDERALE, BCE ou ...) ON RETROUCE PORTEFEUILLE ET L'ARGENT QU'IL YA DEDANS ET... ON PEUT PAYER SES DETTES ET ENFIN S'ACHETER CE DONT ON A BESOIN POUR SA VIE QUOTIDIENNE !!!

LES CHIFFRES SONT CLAIRS... A l'heure où j'écris la dette publique mondiale (ETATS), celle contractée par tous les gouvernements de la planète est de 50.036 milliards. Le PIB mondial 2012 est de 70.000 milliards de dollars (estimation Banque mondiale). Le premier chiffre aurait sa place dans un bilan, le deuxième dans un compte d'exploitation ou de résultat.

Donc, si on RECREAIT 100.000 milliards de monnaie, une partie irait au bilan des ETATS côté actif (et compenserait les dettes du passif soit 50.000 milliards de dollars) et les autres 50.000 milliards restant serviraient à relancer l'économie : AIDES A L'INVESTISSEMENT (aides, subventions, réductions d'impôts aux entreprises privés –surtout pour les industries stratégiques, les PME et pour la recherche et développement -, mais aussi pour les programmes d'investissements publics, genre « new deal ») ET A LA CONSOMMATION (sous forme d’augmentation des minima sociaux et de réductions d'impôts entre autres), sans oublier les aides à l'exportation...

MAIS SOUS CONDITION PREALABLE… QUE L'ARCHITECTURE FINANCIERE MONDIALE ET LE SYSTEME BANCAIRE (Les accords de Bâle 3 c'est du pipo comme les précédents) SOIENT COMPLETEMENT REFORMES... (voir mes ouvrages : "Krach 2007 : la vague scélérate des subprimes" et "Crise et suicide du libéralisme") !
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PAR AILLEURS,
- SI ON ELIMINE LE GASPILLAGE QUI NE GENERE AUCUNE ACTIVITE AU CONTRAIRE EST SOURCE DE DEPENSES ET NON DE RECETTES ;
- SI ON TRAITE EN LES RECYCLANT LES DECHETS, ON PRODUIRA MOINS EN TERME DE PIB MAIS AUTANT VOIRE PLUS EN TERME DE QUANTITES FABRIQUEES ET SURTOUT ON DIMINUERA NOS DEPENSES COLOSSALES EN TERME D’ENVIRONNEMENT ET DE POLLUTION !

ON finira par faire 80 au lieu de 100 même avec une progression en terme d’unités produites de 10 à 20 %, ce qui nous donnera 88 à 96 l’année suivante ou les années suivantes, en dessous de 100 !

ON AURA FAIT DE LA DECROISSANCE TOUT EN FAISANT DE LA CROISSANCE !
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