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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

L'AFFAIRE BENALLA N'A PAS LIVRE TOUS SES SECRETS

Affaire Benalla : l'enquête (L'Express du 5 au 11 juin 2019)
Affaire Benalla : l'enquête (L'Express du 5 au 11 juin 2019)

Affaire Benalla : l'enquête (L'Express du 5 au 11 juin 2019)

Dans l'affaire Benalla, ce qui est choquant, ce n'est pas qu'un petit délinquant se soit introduit dans la garde rapprochée du président Macron. C'est le fait qu'il ait eu accès à de nombreux documents et du matériel "secrets défense" et qu'il n'ait pas été immédiatement rattrapé par la patrouille (en l'occurrence le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda), et sommé de rendre les documents et matériels en sa possession dès le mois de juin 2018. Puis, arrêté pour n'avoir pas rendu le matériel téléphonique et les passeports mis à sa disposition, dès que ces affaires ont été révélées par les médias. Surtout, si on y ajoute, l'acte de parjure devant la commission du Sénat et ses relations occultes avec des dirigeants russes (mi-hommes d'affaires, mi-conseillers de Poutine). Que Macron, Philippe, Castaner et Strzoda et bien d'autres de l'entourage du chef de l'Etat ne pouvaient ignorer... wink

Il a mis en péril la république française et ce n'est pas une affaire insignifiante, ou quelconque, comme le clame haut et fort La REM et ses dirigeants politiques...

En effet, ce que personne n'a dit, et qui a choqué toute la hiérarchie militaire surtout l'état-major - mais pas les journalistes ignorants et incompétents ou "complices du pouvoir" -, ce n'est pas la possession de plusieurs passeports diplomatiques, mais la possession de téléphones cryptés ultra sécurisés (1) qui renferment tous les secrets militaires du chiffre et ceux ultra-confidentiels de la défense nationale. A un moment où il menait de pair ses activités de sécurité à l’Élysée et celles de protection d'oligarques russes, proche de Poutine.

Un officier des armées mis en possession d'un tel téléphone a des obligations et contraintes, très dures, lors de la remise du matériel, de son utilisation et de son retour. Tout manquement relevant d'un faute très grave entraînant sa comparution devant un tribunal militaire. Avec comme motif: « Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende ». Sans compter les autres sanctions administratives et juridiques.

Benalla s'est affranchi de toutes ces obligations, règlements et et mises en garde, avec la connivence "involontaire" d'un ex-préfet de région de la république, Patrick Strzoda (directeur de cabinet du président de la république), dans le collimateur de la justice. Sans être inquiété réellement jusqu'à ce jour.

Alors que de petits délinquants, des désœuvrés, des SDF, des gilets jaunes simples manifestants - dont un ex-boxeur en colère (un peu trop virulent certes) -, qui se sont juste rebellés contre l'autorité publique, sont passibles de peines de prison ferme, en comparution immédiate.

DEUX POIDS DEUX MESURES INACCEPTABLES ET TOTALEMENT INIQUES !

(1) "Nos téléphones sont certifiés FIPS 140-2 Niveau 3. Ils répondent aux exigences formulées par les gouvernements, les armées, et les forces de sécurité internationales telles que l'OTAN..."

PJ/ L'EXPRESS du 5 au 11 juin "AFFAIRE BENALLA : L'ENQUÊTE" (1ère et 2ème page : extraits). Et divers articles sur les téléphones cryptés ultra-sécurisés, le livre de Sophie Coignard et la mise en cause et l'arrestation de journalistes.

 

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