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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

L'EUROGROUP N'EXISTE PAS ET L'EUROZONE N'EST QU'UN DECOUPAGE GEOGRAPHIQUE

LES DIRIGEANTS DE L'EUROPE NOUS MENTENT !

CAR L'EUROGROUP - qui fait des déclarations sur la sortie de la zone euro de la Grèce et fait état de réprimandes ou sanctions à l’égard d'autre pays - N'EXISTE PAS !

OUI C'EST LA REALITE !

En effet, les institutions de l'Union européenne sont au nombre de sept :

- Le Conseil européen,

- Le Conseil de l'Union européenne (ou " le Conseil "),

- La Commission européenne,

- Le Parlement européen,

- La Cour de Justice de l’Union européenne,

- La Cour des Comptes européenne,

- La Banque centrale européenne (BCE).

Les autres sont soit des organes consultatifs (Comité économique et social européen, Comité des régions et Banque européenne d’Investissement) ou organes divers (Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Médiateur européen, Contrôleur européen de la protection des données et Services interinstitutionnels).

On parle sans cesse de l'Europe, des négociations avec la Grèce - "ce pays de fainéants et de bons à rien qui ne paient pas d’impôts" -, mais que sait-on des tractations avec la Grèce et de la condition des descendants de la première démocratie dans le monde ?

RIEN

- Un pays ou 1/3 de la population n’a plus de couverture santé, plus de patrimoine.

- Tout est vendu aux Allemands et aux Chinois quand ce n'est pas aux Français.

- Envahis par des millions de réfugiés, chassés par les conflits interrégionaux déclenchés par les grandes puissances mondiales, pour des raisons d’influence et d’instrumentalisation stratégiques

-, Sans la moindre aide (les derniers 85 milliards accordés ont servi principalement à payer les intérêts ou service de la dette et à renflouer les banques), à part une enveloppe récente pour contrôler le flux des migrants !

Voir à ce sujet le très beau - édifiant et instructif - film du journaliste Philippe Menut : « LA TOURMENTE GRECQUE II : CHRONIQUE D’UN COUP D’ETAT » (lien ci-joint)

Mais qui est cette Europe qui impose sa loi aux pays de l'Union européenne et de la ZONE EURO ?

BRUXELLES - sous la coupe des lobbies et autres groupes de pression -, fait de la désinformation à longueur de communiqués avec la complicité des médias...

- Saviez-vous que l'EUROZONE n'est qu'un découpage géographique (avec 19 pays qui ont comme monnaie l'Euro contre 9 pays qui ont gardé leur monnaie nationale) ?

- Saviez-vous que l'EUROGROUP n'existe pas, que c'est une institution fantôme, qui ne peut prendre de décision légalement, juridiquement (par exemple SORTIR LA GRECE DE LA ZONE EURO !) mais qui fait comme si ! Toute déclaration étant orale et jamais écrite ?

INCROYABLE MAIS VRAI !

Ce qui suit vous l'expliquera de façon plus officielle (une information qui vient de la commission européenne elle-même : site europa.eu) :

« La décision de former une Union économique et monétaire a été prise par le Conseil européen, réuni en décembre 1991 dans la ville hollandaise de Maastricht, et a ensuite été consacrée par le traité sur l’Union européenne (le traité de Maastricht). L’Union économique et monétaire fait progresser l’UE d’un pas supplémentaire en direction de l’intégration économique, qui a débuté dès sa fondation en 1957. Concrètement, l’UEM passe par : 1°) La coordination des politiques économiques entre les États membres ; 2°) La coordination des politiques fiscales, notamment sous la forme de limites en matière de dette et de déficit publics ; 3°) Une politique monétaire indépendante administrée par la Banque centrale européenne (BCE) ; 4°) La monnaie unique et la zone euro ; 5°) La gouvernance économique dans l’UEM. Il n’existe pas dans l’UEM d’institution unique chargée de la politique économique. La responsabilité est partagée entre les États membres et les institutions européennes (Conseil européen, Conseil de l’UE ou «Conseil», Eurogroup, États membres, Commission européenne, Banque centrale européenne (BCE), et Parlement européen).

« L'Eurogroup est un organe informel au sein duquel les ministres des États membres de la zone euro examinent les questions relevant des responsabilités qu'ils partagent en ce qui concerne l'euro. Sa tâche principale est d'assurer une étroite coordination des politiques économiques entre les États membres de la zone euro… »

L’avis de l’économiste Jacques Sapir, défavorable à l’euro, sur la légalité des décisions de l’Eurogroup :

« Il n'y a pas de procédure actuellement permettant d'exclure un pays de l'Union économique et monétaire (le vrai nom de la «zone euro»). S'il peut y avoir une séparation, il ne peut se produire que d'un commun accord et sur une base amicale. L'Eurogroup n'a pas d'existence juridique. Il est seulement un «club» opérant sous le couvert de la Commission européenne et le Conseil européen. Cela signifie que si l'Eurogroup a commis une action illégale - et cela semble être le cas -, la responsabilité incombe à ces deux institutions, et le gouvernement grec aurait donc des raisons d'attaquer la Commission et le Conseil avant l'européenne devant la Cour de justice européenne, ainsi que devant la Cour internationale de la Haye. En effet, l'Union européenne est à la base une organisation internationale… la règle dans toute organisation internationale est celui de l'unanimité. Certes, le traité de Lisbonne a prévu des mécanismes de majorité qualifiée, mais ces mécanismes ne sont pas applicables à l'euro, ni aux questions de relations fondamentales entre les Etats. »

Sapir ajoute que l'Eurogroup procède ainsi par des « coups de force »; qui permettraient à des pays comme la Grande - Bretagne (qui n’a pas l’euro) ou l’Autriche (qui a l’euro) « de poursuivre l’UE devant le tribunal international pour des décisions de facto prises par l'Eurogroup. En effet, l'Union européenne repose sur des règles de droit applicables à tous. Toute décision de violer ces règles contre un pays en particulier constitue une menace contre tous les membres de l'Union européenne.»

Le directeur d’études de l’EHESS considère que ces abus de pouvoir perpétrés par l’Eurogroup pourraient entraîner la fin de l’UE. Prenant l’exemple de la Grèce - qui ne pèse que 2 % du PIB européen et à laquelle on impose des mémorandums iniques -, il dit: « En fait, il montre à la lumière du jour le caractère fondamentalement antidémocratique des institutions de l'UE et le fait que cette dernière est en train de devenir une tyrannie. »

- Enfin, Saviez-vous que dans les traités, il n’est nulle part mentionné de sortie unilatérale d’un pays de l’UE ou de la zone euro, mais d’une négociation - conduisant pour en arriver à une telle extrémité -, à un accord entre les 2 parties ?

 

ENFIN CONCERNANT LA ZONE EURO (complément d'information) ET L'EURO SOMMET :

Zone euro, eurozone ou euro area (définition lapidaire du site officiel de l’Union européenne) :

"La zone euro comprend les pays de l'UE qui ont adopté l'euro comme monnaie. Elle compte actuellement 19 Etats membres…"

L’Euro summit ou Sommet Euro (définition du site officiel de l’Union européenne) :

"Le Sommet Euro réunit les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays de la zone euro, le Président de l'euro Sommet et le Président de la Commission européenne. Réunions du Sommet Euro fournissent des orientations. Le Sommet Euro fournit des orientations stratégiques sur la politique économique de la zone euro et pour assurer le bon fonctionnement de l'Union économique et monétaire. Cela permet de coordonner tous les domaines d'action pertinents entre les Etats membres de la zone euro… Régulières discussions de haut niveau sur les responsabilités spécifiques liées à la zone euro membres permettent également aux pays de la zone euro à tenir davantage compte de la dimension de la zone euro dans leur élaboration des politiques nationales. Comme les problèmes de la zone euro ont une importance politique et économique pour tous les pays de l'UE, ils sont aussi régulièrement discutés lors des réunions du Conseil européen."

Ce qui signifie que les dirigeants européens font comme bon leur semble et comme ça les arrange en dehors de tout cadre légal et institutionnel. On peut en conclure qu’ils inventent ce qu'ils veulent, impunément, en étant juges et partie. Les mémorandums signés par la Grèce sont biaisés – et n’ont pas de valeur « officielle » au niveau de l’UE -, car ils ne sont pas signés avec l’eurogroup (qui n’a pas d’existence formelle) sur le plan des engagements vis-à-vis de la zone euro. Ce sont des engagements « contractuels » entre créanciers (commission européenne ? le FMI et la BCE) et débiteur (la Grèce) et relève du droit international public entre créanciers/organisations internationales et débiteurs/pays, ne pouvant introduire des contraintes d’ingérence dans la politique intérieure grecque !

L'EUROGROUP N'EXISTE PAS ET L'EUROZONE N'EST QU'UN DECOUPAGE GEOGRAPHIQUE