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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

APRES LE NON AU REFERENDUM, TOUS « AVEC LES GRECS »

Après son NON au référendum, la Grèce n'a pas fini de s'attirer les foudres de la Commission européenne, de la BCE et du leadership allemand. L'Union européenne et Madame Merkel - à court d'arguments objectifs mais pas d'idées subjectives ("On appelle, dans la philosophie allemande, idées subjectives celles qui naissent de la nature de notre intelligence et de ses facultés... L'examen du moi porté à ses dernières limites") - vont tout faire pour réduire la Grèce à l'état de colonie esclavagiste, de sous-Etat, faute de pouvoir "l'extrader" vers une Europe du tiers monde, qui pourrait un jour se rebeller avec l'appui des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Il faut donc que, nous citoyens français et européens, nous nous rassemblions par solidarité et fraternité, pour aider le peuple grec à survivre...

Un collectif national "Avec les Grecs" s'est créé depuis quelques mois avec des ramifications dans plusieurs régions et départements de France. Ses actions se traduisent concrètement sur le terrain par des envois de médicaments, vaccins et matériel médical, sous le nom de "Solidarité France Grèce Santé". Des comités se créent partout, entre autres dans l'Ouest de la France.

Rejoignez-nous, en contactant le site national ou les sites régionaux ou départementaux sachant que certains - comme en Bretagne -, sont encore en cours de création !

J'ai donné l'interview ci-joint à la radio RBG (Radio Bro Gwened) - la radio bretonnante du Morbihan (56) qui compte près de 10.000 auditeurs -, où après avoir tenté d'évoquer la situation en Grèce et... à Chypre (grecque), je reviens sur ces collectifs AVEC LES GRECS !

Extrait de l'article de FRANCE-CULTURE du 30 juin 2015, sur ce que rapporte la dette grecque à ses créanciers :

"Pour le moment la Grèce rapporte de l’argent à ses créanciers publics"

"Les 226,9 milliards d’euros prêtés par les pays de la zone euro à la Grèce ne l’ont pas été à taux zéro. Lors du premier plan d’aide, ils faisaient une « marge » de 300 points de base (c'est-à-dire que si eux-mêmes empruntaient à 1.5%, ils prêtaient à 4.5% à la Grèce). Lucratif, voire abusif, si bien que par la suite, ces taux ont été revus à la baisse.

La transparence n’est cependant pas de mise. Seul, le Fonds européen de stabilité financière dit prêter à un taux de 1,5%, et assure que ce taux ne lui assure pas de revenu, juste de quoi couvrir l’emprunt qu’il fait pour prêter à la Grèce, ainsi que ses frais de fonctionnement.

Concernant les prêts bilatéraux, les taux varient en fonction des pays. Pour la France, Bercy préfère donner un chiffre global. Depuis 2010, sur quatre ans, les prêts à la Grèce lui ont rapporté 729 millions d’euros, qui sont rentrés comme des recettes dans le budget de l’Etat. C’est peu ou prou le montant prévu au budget français en 2015 pour le ministère de la Culture. Cependant, c’est un chiffre brut, qui ne tient pas compte des intérêts que la France a dû payer pour l’emprunt qu’elle-même a dû faire pour prêter ensuite à la Grèce.

Quant à la BCE, depuis 2010, elle achète des bons du trésor grecs qui rapportent aussi des intérêts. Difficile de savoir combien exactement. De source proche de la BCE, on estime que ces bons du trésor grecs ont rapporté plus de 2 milliards d’euros par an en intérêt depuis 2010. Un montant colossal.

En 2010, 2011 et 2012, ce sont les banques centrales de la zone euro (Bundesbank, Banque de France etc… ) qui ont encaissé cet argent (car la BCE passe par elles pour acheter les bons du trésor grecs, ce sont donc elles qui reçoivent les intérêts liés à ces titres). Pendant trois ans, la crise grecque a donc été lucrative pour ses créanciers européens.

Le 27 novembre 2012, l’Eurogroup a décidé que ces intérêts seraient reversés à la banque centrale grecque à partir de 2013. Cette décision faisait partie d’un ensemble plus large de mesures destinées (déjà) à rendre la dette grecque soutenable.

De source concordante, 2 à 3 milliards d’euros ont été ainsi reversés à la Grèce en 2013. En revanche, pour 2014, la Grèce attend toujours que les banques centrales de la zone euro lui reversent les intérêts touchés sur sa dette. Montant : 1.8 milliards d’euros.

Dès le mois de février, le nouveau gouvernement grec avait demandé le déblocage de cette somme, mais les créanciers en ont fait un objet de la négociation. C’est un des exemples d’incompréhension dans l’interprétation des accords passés "