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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

UN AUTRE EURO OU UNE MONNAIE NATIONALE COMPLEMENTAIRE POUR LA GRECE C’EST POSSIBLE !

Qu’elle reste ou qu’elle soit exclue de la zone euro, ce qui est peu probable - vu les dommages collatéraux que cela causerait du point de vue psychologique (perte de confiance dans la monnaie, dans les institutions internationales et dans le système capitaliste et libéral... ce qui arrivera plus vite que prévu !), financier (incertitude et spéculation), monétaires (dévaluation et inflation) et économique (arrêt de l’investissement et de la consommation), au niveau européen et international -, il restera toujours des solutions monétaires mixtes qui permettront de conserver l'euro en Grèce…

Qu’on se le dise !

Comme le pensent les plus grands économistes de la planète (Piketty ou Krugman parmi d’autres).

Sans oublier l’effet désastreux que cela aurait sur les pays au bord de la faillite, avec une économie chancelante - qui n’existe que par des soubresauts de mauvaise augure -, comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie et même la France, n’en déplaise à François Hollande !

Les solutions possibles pour la Grèce, nous les trouvons dans tous les cas particuliers de double monnaie (sorte de monnaie nationale complémentaire comme dirait l’économiste Philippe Derruder), ou de monnaies rattachées à l’euro.

Autant de pays qui ne sont pas dans l’UEM, n’en subissent pas les contraintes mais UTILISENT L’EURO !

En effet, en dehors des dix-neuf pays membres de l'UEM, quatre micro-États utilisent l'euro comme monnaie officielle légalement sans être membres de l'Union européenne : Saint-Marin et le Vatican (qui ont des accords avec l'Italie pour avoir leurs propres pièces en Lires), Monaco (qui a des accords avec la France pour utiliser le franc monégasque en plus de l’euro), et la principauté d'Andorre (qui utilisant le franc français et la peseta espagnole antérieurement sont passés de facto à l’euro avec leur propre effigie sur les pièces).

Par ailleurs, le Monténégro et le Kosovo se servent de l’euro – en dehors de leur monnaie nationale -, pour leurs transactions, sans que la moindre convention monétaire ait été passée avec l’UEM !

A ces deux cas d’ex-républiques yougoslaves, s’ajoutent ceux de la Bosnie-Herzégovine et de la Bulgarie dont les monnaies se retrouvent rattachées à l'euro (du fait de leur convertibilité précédente au DM) par un taux fixe égal.

Cas très particulier, celui de l’Union monétaire entre la Suisse et le Liechtenstein où il est possible de payer en francs suisses ou en euro dans les grands commerces et les centres touristiques. Mais on y rend la monnaie en franc suisse.

Enfin certaines monnaies sont arrimées à l'euro par un taux fixe, comme le fut le peso argentin au dollar, avant la grave crise économique de 1998-2002. Il s’agit de monnaies africaines et océaniennes – qui bénéficient d’accords préalables -, comme le franc CFA BEAC, le franc CFA BCEAO, le franc CFP, le franc comorien, le dobra de Sao Tome-et-Principe et l'escudo du Cap-Vert.