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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

L'odieuse dette grecque !

BFM Business comme l’oligarchie financière tente de faire peur, de façon simpliste et ridicule, en sortant les chiffres de leur contexte !

La 1ère chaîne d’information surtout pour le business nous explique sous la plume de Julien Marion, le 26 janvier 2015, que si la Grèce ne remboursait pas sa dette de 322 milliards d’euros, il en coûterait 48,3 milliards à la France (prorata de ses engagements et de son exposition), soit 727 euros pour chaque Français - en tenant compte d’une population de 66,4 millions d’habitants ?

Ce chiffre est d’autant plus contestable – en dehors du fait que notre démographie galopante est plus proche de 70 millions -, qu’il est purement théorique, le fruit d’un calcul simpliste (où même les enfants nés depuis quelques jours vont devoir payer comme pour le calcul de la dette française par habitant), mais surtout désireux de faire peur aux citoyens/contribuables, peu avertis de ces sujets, que la « Finance » manipule à foison…

Ce genre d’affirmation à la Une d’un média financier soi-disant « respectable » est inexact et même mensonger, car Alexis Tsipras n’a jamais dit qu’il ne rembourserait la dette grecque, il a juste émis des conditions que nous détaillerons dans un prochain paragraphe : Remboursement partiel, modification de la maturité, du taux d’intérêt et paiement de la dette allemande due à la Grèce au titre de la 2nd guerre mondiale.

Mais comment est structurée la dette grecque ?

Fin 2011, la Barclays Bank donnait les chiffres suivants :

- Dette grecque : 360 milliards d’euros pour un PIB de 230 milliards soit un ratio dette/PIB de 156 % en 2011. En 2012, la dette grecque a été restructurée, les créanciers privés acceptant de perdre 53,5 % de leurs créances qui s’élevaient à 206 milliards, soit 110 milliards (certains chiffres donnent 107 milliards). Mais la dette grecque, qui n’était donc plus que de 250 milliards en mars 2012, a continué à grimper pour atteindre 322 milliards en 2015. On voit donc bien que les gouvernements conservateurs et socialistes ont dégradé la situation : + 72 milliards de dette depuis 2011, soit un ratio de 19 % par rapport au PIB (175 au lieu de 156 %). Rappelons que la Grèce avant 2008, avait un taux de croissance entre 3 et 5 % !

- Les créanciers de la dette grecque étaient en 2011 : L’Europe (BCE et banques nationales) pour 100,1 milliards d’euros, la Grèce pour 87,1 milliards, la France pour 15,6 % (banques et assurances), l’Allemagne pour 15,2 % (banques et assurances), le FMI pour 15 milliards, l’Italie pour 4,7 milliards (banques et assurances), Dexia pour 3,5 milliards, Reste du monde pour 118,8 milliards (banques, assurances, fonds et investisseurs privés)…

Aujourd’hui en 2015, la dette grecque qui s’élève à 322 milliards d’euros, à pour créanciers selon les données du FESF et du FMI :

- La BCE pour 27 milliards ;

- Le FMI pour 32,1 milliards (d’autres évoquent le chiffre de 24 milliards) ;

- Le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière ou d’assistance financière pour aider les pays de la zone euro en difficulté) pour 141,8 milliards d'euros ;

- Les pays européens (prêts bilatéraux) pour 53 milliards ;

- Les créanciers obligataires PSI (ces fameux bonds ou obligations du trésor émises par l’Etat grec) pour 30 milliards. Mais certains comme les Echos, parlent de 63,8 milliards d’obligations grecques et de 2,6 milliards d’obligations étrangères avec des chiffres différents pour les autres postes ?

- Et divers autres créanciers pour 35,1 milliards.

« Selon BNP Paribas… sur la base des seules créances du FESF et des prêts bilatéraux, l'Allemagne est le pays le plus exposé au risque souverain grec avec 56,5 milliards d'engagements, suivie par la France (42,4 milliards et non 48,3 comme le prétend BFM Business), l'Italie (37,3 milliards) et l'Espagne (24,8 milliards) » .

Le raccourci consistant à dire que ce sont les Français qui paieront l’addition en totalité est, non seulement, une contre-vérité mais de la démagogie, voire même scandaleux, venant d’un média qui se dit spécialiste du business et de la finance, car c’est beaucoup plus complexe que cela… Car l’Etat peut en prendre une grande partie à sa charge en faisant des arbitrages au niveau budgétaire, tenant compte du fait qu’en bon gestionnaire (?) il a dû passer des provisions pour risques et charges, comme le font toutes les entreprises financières (banques, assurances, fonds) et non financières !

On oublie aussi de dire que, l’Allemagne, qui refuse tout allègement de la dette grecque, a bénéficié à deux reprises d’un effacement total et partiel de ses dettes.

Après la 1ère guerre mondiale (même si cela remontre à près d’un siècle…) - comme pour les emprunts russes qui datent du XXe siècle et qui font toujours l’objet de litiges intégrés dans la capacité de la Russie à rembourser ses dettes (pris en compte par les agences de notation) -, elle n’a remboursé que 1 % de cette dette.

Puis, après la 2e guerre mondiale sous la pression (je devrais dire le chantage !) des Etats-Unis , la dette allemande a été réduite de 62,6 % en 1953 (avec possibilités de renégociation), et que la 4e puissance mondiale a toujours des dettes vis à vis de la Grèce (en dehors des frais d'occupation, le pillage de son patrimoine par les Nazis, sans compter les emprunts forcés jamais honorés ).

C'est donc une conviction que les Allemands ont une «dette» à l'égard de la Grèce. Une dette dont le montant, selon les différents modes de calcul utilisés, pourrait atteindre 162 milliards à 230 milliards d'euros, et ce sans les intérêts. Une dette qui, si elle était honorée, pourrait donc résoudre quasiment à elle seule l'abyssale question de la dette grecque.

Dany Cohn-Bendit évalue cette dette de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce à 80 millions d’euros alors que Jean-Luc Mélenchon parle du double, 168 millions d’euros.

Lorsqu’on actualise cette dette à 2015 – en comptant les intérêts à 1 %, taux ridiculement bas alors que la Grèce a payé jusqu’à 10 % d’intérêts sur les prêts et même 45 %, sur les Obligations à 10 ans émises par le gouvernement grec - on obtient, intérêts compris, un montant de 300 à 426 milliards d’euros. Avec le calcul suivant : 1,85 (= 1+ 1% d’intérêts sur 62 ans) X montant estimé de la dette allemande ; 62 ans étant le laps de temps qui s’est écoulé entre 1953, date de l’effacement de plus de 60 % de la dette allemande jusqu’à aujourd’hui.

En prenant le chiffre de Dany Cohn-Bendit (80 milliards hors intérêts), cela nous donne une dette actualisée (intérêts compris) d’un montant de 148 milliards intérêts compris.

Et même si on effaçait 60 % de la dette allemande, nous aurions une dette de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce de 120 à 170 milliards d’euros.

On ne dit pas non plus que le ratio dette/ PIB de la Grèce, le plus élevé en Europe, n’est pas très significatif (comme le PIB). A son niveau de 175 %, il est devancé par celui du Japon (250 % du PIB) - qui survit avec un tel taux d’endettement depuis 20 à 25 ans -, suivi à quelques encablures par l’Italie et le Portugal (128 %), l’Irlande (123%), la Belgique (114 %) et Chypre touchée par une crise en 2014 (102%).

Par ailleurs on a - plus ou moins volontairement -, occulté dans tous les médias, comme BFM business, l’indicateur le plus révélateur, celui de la dette par habitant, surtout lorsqu’on le compare à celui des autres grands pays industrialisés. Prenons l’exemple d’un groupe d’une trentaine de personnes qui empruntent 1 million d’euros pour installer une éolienne (1 MW) dans leur lotissement. Ce n'est pas la même chose que s'ils sont 300 sur ce projet (avec d’autres énergies diversifiées), pour rembourser le 1 million d’euros. Le risque est moindre et comme c'est le paramètre qui détermine le taux d'intérêt, entre autres...

Or, la dette par habitant de la Grèce est dans la moyenne de l’UE avec 28.300 euros/hab. contre 71.000 pour le Japon, 40.000 pour les Etats-Unis, 33.000 en moyenne pour la Belgique, l'Italie et le Royaume Uni et 29.200 pour la France. Même l'Allemagne d’Angela Merkel, donneuse de leçon, est à 25.000 euros soit 10 % moins endettée.

Par contre, les Français peuvent s’inquiéter de l’endettement de leur banque vis-à-vis de l’Etat et des entreprises grecques. Cet encours qui comprend parfois de la dette publique mais surtout de la dette privée représente 4,5 milliards d’euros pour les trois grandes banques : BNP Paribas (700 millions pour L’Express), Crédit Agricole (la banque de détail européenne la plus exposée uniquement au niveau de la dette privée avec 3,5 milliards, principalement à des armateurs grecs) et 300 millions de dette privée à la Sté Générale (300 ou 400 millions selon L’Express). Natixis ne serait plus exposée qu’à hauteur de 200 millions (L’Express) et la BPCE (banques populaires Caisse d’épargne) de 19 millions.

« Les banques allemandes sont exposées à hauteur de 23,5 milliards d’euros à la Grèce mais le risque systémique est limité car les principales banques commerciales : Deutsche Bank et Commerzbank ne détiennent qu’une petite part de ces créances. L‘établissement allemand le plus exposé est la banque publique de développement KfW avec des prêts d’un montant de 15 milliards d’euros à l’Etat grec, selon les données de la fédération bancaire allemande . »

Mais, reconnaissons-le, il n’y a pas deux sources qui donnent les mêmes chiffres à l’image du manque de transparence des banques. Autant de créanciers (banques et institutions financières dont la BCE et le FMI par le biais de la banque mondiale) qui ont prêté à 6 % et plus, avec aussi l’émission de bonds (obligations du trésor grecques) à 10 ans, à des taux parfois usuraires, de 4 % à 44 % (au 29 janvier 2015 : 10 %), et qui se sont engraissés sur le dos des citoyens grecs les plus pauvres...

Un effort peut donc être fait de leur part – à condition que le citoyen-client ne trinque pas -, car ces banques, dans certains cas, ont déjà récupéré leur mise ! A cela, on pourrait ajouter la spéculation effrénée qui règne sur les marchés boursiers depuis quelques semaines. Des spéculateurs qui s'en sont donnés à cœur joie en faisant courir les bruits les plus extravagants, avant les élections, sur la sortie de la Grèce de la zone euro et même de l'UE, sur la future politique de nationalisation et de protectionnisme de SYRIZA, d'où une chute des bourses internationales (et surtout celle de la Grèce), suivi de rebonds spectaculaires, le jour de l'élection et après... avec des gains de de 30 à 100 % voire plus en quelques jours et des dizaines de milliards de dollars de profits (surtout grâce au marché des options, le plus spéculatif), et cela continuait fin janvier 2015.

La rumeur étant l'arme la plus redoutable sur les marchés financiers quand on sait bien s'en servir !

La dette grecque a déjà fait l’objet d’une restructuration en 2012 suite à un accord avec les créanciers privés (opération d’échange de dette ou Private Sector Involvement, PSI), ce qui a permis « d’effacer » 107 millions d’euros de créances. L’accord conclue concerne aussi une diminution conséquente du taux d’intérêt et un allongement de la durée de remboursement. Malgré cela, la charge du service de la dette (les intérêts) reste très importante, comme le dit l’économiste Paul Jorion : « Le taux de la dette grecque à dix ans a dépassé le seuil des 10%, mais est-ce en soi si important ? Le taux de plus de 9% à dix ans qui prévalait déjà rendant de toute façon inabordable toute tentative d’aller sur le marché, ce n’est pas sur le marché que cela va se jouer, l’affaire est purement politique. »

Il conviendrait, en effet, que l’Europe change son fusil d’épaule – en visant les riches plutôt que les pauvres -, car la politique d’austérité menée en Grèce a fait des ravages sur le plan social et tout particulièrement de la santé, en précipitant les grecs dans la précarité et la misère.

La suppression, au moins partielle comme le demande Alexis Tsipras, de cette dette « odieuse » dépend de l’attitude l’Europe et de la BCE, instrumentalisés par l’Allemagne. La commission européenne, maitre d’œuvre des négociations, ferait mieux - au lieu de prêter de l’argent sans cesse à la Grèce, qui ne sert qu’à payer les intérêts de la dette et pas à relancer l’économie -, de mettre un peu d’eau dans son vin (grec) en acceptant les conditions de SYRIZA, sous peine de tout perdre et de provoquer un effondrement de la monnaie unique mais aussi de toute l’économie européenne et mondiale, et l’implosion de l’Union européenne.

La BCE, le FMI, entre autres seraient bien inspirés en effaçant au moins partiellement la dette de la Grèce de reculer son échéance à 50 ans et plus et de revoir encore (dans le cas d’un remboursement partiel), une baisse des taux au même niveau que les pays les mieux notés, de l’ordre 0,5 à 1 %...

Actuellement, le FESF (Fonds européen de stabilité financière) a prêté officiellement à la Grèce 141,8 milliards d’euros (sur les 322 milliards) à un taux de 1,5% avec un moratoire pour le paiement des intérêts durant 10 ans. Ce que nuance Christopher Dembik, économiste chez Saxo banque, qui affirme que : « le Fonds européen de stabilité financière (FESF) prête à un taux de 3,5% » et Céline Antonin, économiste à l’OFCE ajoute : « Et les Etats, à des taux inférieurs à 0,6% ».

Pour information la référence sur les marchés monétaires en matière de prêt, c’est l’obligation (ou bond) ou emprunt à 10 ans. Pour la Grèce, il tourne autour des 9/10 %, alors qu’il se situe à 0,63% pour la France…

Dans les faits toutefois, la Grèce n’emprunte quasiment jamais à 9 %. Quand elle se finance auprès des marchés financiers, elle n’émet que des emprunts à trois mois, concédés à des taux moindres.

Concernant les prêts bilatéraux entre états, les taux varient suivant les pays. Depuis 2010, sur quatre ans, les prêts de la France à la Grèce ont rapporté 729 millions d’euros à Bercy, soit autant de recettes pour le budget de la France (ce qui correspond au budget du ministère de la Culture en 2015).

Quant à la BCE, elle reverse à la Grèce les intérêts qu’elle gagne avec ses achats de dette grecque.

Le rôle des médias dans la désinformation sur la dette grecque est dictée par son asservissement à la pensée unique, comme ces "chiens de garde" dont les paroles et les écrits font sont pris pour argent comptant par une grande partie de nos concitoyens qui avalent des couleuvres ; une pensée unique qui finira par disparaître grâce aux brillants économistes que sont Thomas Piketty ("Le capital au XXIe siècle") et Steve Keen ("L'imposture économique").

Enfin, il ne passera rien de rédhibitoire pour la Grèce politiquement et sur les marchés financiers, comme les politiques et les médias l’ont annoncé, en nous matraquant d’informations, de tribunes et débat mensongers et spécieux… Sinon ce sera tout le système économique et financier – et, pas uniquement en Grèce mais en Europe et dans le monde entier -, qui implosera et s’autodétruira.

Le 2 février 2015, Le Figaro économie titrait : « Quand Obama et des prix Nobel apportent leur soutien à la Grèce » Et il poursuivait : « Donner du mou sur la dette, enterrer l'austérité: plusieurs prix Nobel d'économie et jusqu'à Barack Obama se rallient à la Grèce, mais certains mettent en garde contre un effet boule de neige en Europe. « Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras, issu du parti de gauche radicale Syriza, a reçu dimanche un soutien de taille en la personne du président américain: «On ne peut pas continuer à pressurer des pays qui sont en pleine dépression», a déclaré Barack Obama sur CNN. « A un moment donné, il faut une stratégie de croissance pour pouvoir rembourser ses dettes », a-t-il poursuivi. »

Le livre « Le nouvel esprit du capitalisme » de Boltanski et Chiapello, éditions Gallimard, montre comment le capitalisme digère la critique à son égard, en anticipant en permanence les attaques dont il fait l’objet, pour mieux rebondir à chaque fois comme le fait le capitalisme financier… Mais cela n’aura qu’un temps !

UNE SOLUTION SI L’EUROPE FAIT LA SOURDE OREILLE AUX DEMANDES LEGITIMES DE LA GRECE

La banque grecque possédait dans ses actifs en 2014, 112 tonnes d’or. Soit au cours du 2 février 2015, un montant équivalant à 4,72 milliards d’euros… auxquels s’ajoutent les devises en euros en sa possession soit une soixante de milliards.

Le bilan étant de 103 milliards d’euros. Ces actifs étant bien évidemment compensés par un passif comprenant entre autres des dettes, des provisions et autres charges.

La Grèce pourrait d’un point de vue financier – si l’Europe refusait toute transaction sur la dette et ne voulait plus contribuer à aider la Grèce -, décider premièrement de geler tous ses engagements vis-à-vis des créanciers, et deuxièmement pourrait créer, via la Banque de Grèce, une nouvelle monnaie nationale (en double avec l’euro), une sorte de monnaie locale, pour pouvoir payer ses fonctionnaires et verser ce qu’elle promis au titre des minimas sociaux.

Cette monnaie - comme pour les monnaies locales -, serait juste à usage interne, permettrait de créer un flux d’argent pour permettre aux grecs de se loger, de se nourrir et de se vêtir, ce qui enclencherait une dynamique et une relance du marché intérieur…

Mais quelles garanties ?

La Grèce a de l’or, des devises qui couvriraient au moins une partie de ces flux en monnaies nationales sachant que ces flux s’annulent entre acheteurs et vendeurs (le principe de la compensation entre les banques), en grande partie voire en totalité (s’il n’y a pas de besoins d’importer), le reste pouvant être payé aux acteurs de ce marché intérieur en euro ou en devises étrangères (dollar principalement), grâce aux recettes du tourisme, qui sont très importantes (un secteur à relancer et à dynamiser) ou d’autres recettes en devises suite aux commandes des pays européens ou autres dans des secteurs d’activités industrielles ou commerciales où les Grecs sont bien placé (comme les chantiers navals), sans oublier les recettes fiscales supplémentaires sur l’église orthodoxe et les armateurs grecs, intouchables, qui n’ont presque jamais rien payé en impôts et taxes… des fortunes qui se chiffrent en dizaine de milliards d’euros .

Tout ceci contribuerait à relancer la croissance interne, surtout en créant des emplois, et ainsi l’économie SANS L’UE. Si on forçait la Grèce à sortir de la zone euro, ce serait la catastrophe surtout pour la zone euro et l’UE car ce serait une première et ça ne s’arrêterait pas là avec tous les autres pays en graves difficultés. L’exemple de la Malaisie est l’exemple type du pays qui a fermé ses frontières - en rendant sa monnaie non convertible durant la grande crise asiatique (monétaire) des années 1997-1998 -, et s’en est le mieux sorti…

CELA MERITERAIT UN PLUS LONG DEVELOPPEMENT AVEC DES EXPERTS FINANCIERS DES MONNAIES LOCALES ? DES DIRIGEANTS MALAYSIENS ET AUTRES ECONOMISTES SPECIALISES DANS LA FINANCE… KEYNESIENS ET PROGRESSISTES !