Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

Pierre Gattaz, le MEDEF et la crémière !

Pierre Gattaz veut les 30 milliards d'allègements des cotisations familiales + les 20 milliards du CICE (crédit-impôt-compétitivité-emploi) ? C’est-à-dire "le beurre, l'argent du beurre et le c.. de la crémière" ?

Je croyais que le patron du MEDEF, fils d'Yvon, ex-président du MEDEF - la "charge" se transmettant de père en fils (comme l’entreprise Radiall créée par son père) sans passer par la case "travail" -, prônait comme son syndicat et les patrons qui le soutiennent le libéralisme voire l'ultra-libéralisme, donc la libre-concurrence ?

Or, il vient pleurer auprès de hollande pour être assisté !

Le MEDEF serait-il devenu l'antichambre du keynésianisme et le farouche défenseur de l'Etat interventionniste ?

C’est le monde à l'envers !

Que l'on fasse comme aux Etats-Unis, en limitant à 500.000 euros les salaires des PDG (Pierre Gattaz ne touche que 300.000 euros comme PDG de Radiall !). Rappelons que le pays le plus libéral du monde avait, avant Bush, des tranches maximales d'imposition qui allaient jusqu’à 70/80 %...

Par ailleurs, je mets au défi les patrons de GE et TGE de trouver encore et toujours des postes comptables - autres que ceux de la rémunération du travail – qui sont exsangues et où on ne pourrait pas faire d’économies de 20 % et plus, compte tenu du gaspillage qui existe au niveau des entreprises et... pas des bouts de chandelle !

Qu’ils fassent d'abord de la qualité, comme leurs collègues allemands, avant de chercher une réduction du coût du travail à tout prix, sans de meilleurs résultats pour autant !

Il faut savoir que lorsque l’euro était à sa plus haut – au-delà de 1.50 dollars pour un euro – les Allemands continuaient à exporter avec succès…

Faire une vraie analyse de coût, produit par produit, c'est autre chose que de licencier d'un trait de crayon 100, 1000 ou 10.000 salaries de son entreprise ou de son groupe ?

Durant des dizaines d’années le patronat et les libéraux nous ont vanté les mérites de la sous-traitance et - comme dernière étape de la stratégie d'internationalisation -, la délocalisation (implantations d'unités de fabrication), comme le summum de la réduction du coût du travail. En oubliant très vite, trop vite la perte de qualité qui en est découlé, le manque à gagner lorsque les chaînes - à l'autre bout de la planète - ne suivent plus, sans oublier les coûts induits (on dit de façon pudique externes) exorbitants dus à l’éloignement, à la pollution, au chômage qui en résulte... si faciles à passer par pertes et profits, du moins par pertes, en les imputant aux dépenses des budgets publics !

C’est ainsi que le MEDEF nous prépare un mauvais coup, bien incapable de trouver des solutions excepté se plaindre et utiliser des mots « galvaudés » comme des souffre-douleurs, à longueur de journées et d'interviews dans les médias : "coût du travail", "productivité" ou encore "compétitivité". Des termes économiques qu’il mélange à foison en mixant allègrement ces « ingrédients » au sein d’une salade russe aussi variée qu’avariée !

Il faudrait des pages et des pages pour expliquer au MEDEF, et n’en déplaise à Pierre Gattaz, qu'on ne peut pas mettre dans le même sac tous ces indicateurs qui mesurent des notions aussi disparates et à bien y regarder (voir l'exemple du coût du travail dans l'automobile) où la France n'est pas si mal classée voire bien classée, même comparé à des pays comme les EU ou l’Allemagne !