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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

DESINFORMATION DES MEDIAS FINANCIERS... sous influence

Les journalistes de RFI font de la désinformation lorsqu’ils titrent un de leurs articles « Japon: record historique à la bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a bondi de 56,72% en 2013 » et… ajoutent « soit la meilleure performance enregistrée depuis plus de quarante ans. », mais oublient de préciser que l'indice Nikkei 225 avait atteint le 29 décembre 1989, en clôture, un point culminant à 38 916 pts (avec un plus haut de la séance à 38 957,44).

En effet, le Nikkei¨225 est le plus mauvais placement que l'on puisse faire - sauf passer son temps à spéculer, avec le risque de ne pas être dans le bon trend. Rappelons qu'en dehors du plus haut cité précédemment, il a connu un plus bas historique, le 6 mars 2009 en clôture, à 7173,10 points (avec un plus bas lors de la séance du 24/2/2009 à 7155).

Le 29 décembre 2013 - 24 ans exactement après son plus haut historique -, l'indice Nikkei 225 a clôturé à 16.179 pts soit, par rapport à son plus haut historique, à – 58.43 %… alors que le Dow Jones américain terminait le 27/12/2013 (sa dernière séance de l’année) à 16.478 pts soit quasiment à son plus haut historique, atteint durant la même séance à 16.529.01 !

Les principaux indices européens et mondiaux, bien que n’ayant pas fait aussi bien que le DJ américain, sont eux aussi beaucoup plus proche de leur plus haut niveau historique que le Nikkeï 225… qui n’est donc PAS UN EXEMPLE et qu’il est malhonnête de mettre en exergue !

EXEMPLE : un français qui aurait investi en février-mars 1989 39.000 francs (soit 5945.12 euros) sur le Nikkei 225, n’aurait plus à ce jour que 2466.31 euros. Alors que s’il avait mis cet argent sur un livret A, il disposerait de 12.280.56 euros (5945.12 euros, somme investie au départ X 2.06565, coeff. Multiplicateur d’un versement sur le livret A en 24 ans), soit 5 fois plus que ce qu’il aurait investi dans le Nikkeï 22 !

CONCLUSION

Cela fait partie des subterfuges utilisés par la presse financière française et mondiale, sous la coupe des lobbies et de l'oligarchie de la finance internationale, qui utilisent tous les moyens de communication mis à leur disposition pour influencer et amener les citoyens à investir dans la Bourse.

Ainsi, la Bourse grimpe et les spéculateurs (parmi lesquels les « banksters ») peuvent en vendant réaliser de substantiels profits au détriment des ‘gogos’ qui ont cru à leurs boniments et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Comme ce fut le cas pour Eurotunnel dont le cours de l’action fut divisé à une époque par 86 (avec un plus haut le 30 mai 1989 à 128 F soit 29,49 €, et un plus bas le 13 mars 2003 à 0,34 € , L'Autorité des marchés financiers suspendant la cotation de l'unité Eurotunnel le 15 mai 2003) !!!

Vous trouverez ci-après un extrait de mon livre « Crise et suicide du libéralisme » ou je réagis de la même façon face aux propos fallacieux du journal Les Echos du 31 décembre 2009, commentant la progression de la Bourse cette année là :

" En lisant l’article des Echos intitulé « 2009, l’année du retour en grâce pour le CAC40 » et sous-titré « Depuis son point bas du 9 mars, l’indice a gagné plus de 56 % » (Les Echos n° 20584 du 31 Decembre 2009 • page 1), je m’attendais à ce que ce grand quotidien de l’économie ait le courage et l’honnêteté de dire à ses lecteurs et aux investisseurs – à la lecture du graphique du CAC 40 qu’il publiait (joint à l’article) –, que depuis dix ans l’indice CAC 40 avait perdu 34 % comme les actionnaires qui avaient misé sur la Bourse à cette époque Et, peut-être ajouter, que s’ils avaient investi le 1er janvier 2000, dans le livret A , ils auraient eu un rendement de 29 à 30 % net d’impôts (un peu moins pour les autres livrets d’épargne) soit un différentiel en faveur de Livret A de 64 %.

Plus concrètement, un investisseur qui aurait placé le 1er janvier 2000 à la Bourse de Paris, 1000 euros en actions, se serait retrouvé le 31 décembre 2009 avec seulement 660 euros, alors que s’il avait mis cet argent sur son livret A, il aurait bénéficié de 1290 euros, soit le double.

On peut faire la même analyse en partant des années suivantes : -33,8 % (depuis le 1er janvier 2001) ; -15 % (1/1/2002) ; +28,3 (1/1/2003) ; +10,5 % (1/1/2004) ; +2,9 % (1/1/2005) ; -16,6 % (1/1/2006) ; -29 % (1/1/2007) ; -30 % (1/1/2008) et +22,3 % (1/1/2009).

Ceci veut dire que vous seriez perdant par rapport au Livret A dans presque tous les cas (sauf si vous aviez investi votre épargne en 2003 ou bien évidemment cette année 2009). Mais la logique veut que l’on investisse chaque année régulièrement la même somme. Prenons donc l’exemple sur dix ans d’une personne qui aurait placé 1000 euros chaque 1er janvier à la Bourse et une autre qui aurait mis cette même somme à la même date sur son livret A. L’actionnaire aurait perdu 9,44 % (soit 944 euros sur 10 000) et le possesseur du livret A aurait gagné 15,28 % (soit 1528 euros sur 10 000) soit un écart favorable au porteur du livret de 24,72 % (ou 2472 euros… soit deux mois de SMIC brut !).
Ce raisonnement serait valable même si le placement se faisait à une autre date de l’année ou s’il y avait plusieurs versements.

On voit que les « conseilleurs ne sont pas les payeurs » et devraient faire preuve de plus d’objectivité et d’éthique professionnelle lors qu’ils induisent en faux les petits porteurs qui n’ont d’autre solution que de se référer aux discours des (pseudo) spécialistes.

L’humilité n’est pas le fort de certains journalistes économiques et financiers et des analystes en tous genres qui se prennent pour des gourous alors qu’ils ne leur arrivent même pas à la cheville… En outre, ces « rabatteurs de pigeons » font les choux gras des banques et des courtiers qui renouent avec les primes et les bonus en cette fin d’année 2009.

Mais personne n’ose affronter les multinationales, les banques et leurs dirigeants : en France c’est bla bla bla ! Tandis qu‘aux Etats-Unis, c’est le début des restrictions de salaires pour les patrons de la finance et de l’industrie ; des rémunérations qui devraient être divisés par deux …"

Notes
Graphique dénommé « Dix ans de CAC 40 », qui montrait la variation annuelle du CAC 40 : -0,5 % en 2000, -22 % en 2001 ; -33,8 % en 2002 ; +16,1 en 2003 ; +7,4 % en 2004 ; + 23,4 % en 2005 ; + 17,5 en 2006 ; + 1,3 % en 2007 ; -42,7 % en 2008 et + 22,3 % en 2009 (au 30/12/09). Le 31/12/09, le CAC a gagné 0,02 %. Il faut savoir que dans 95 % des cas, les gérants de portefeuilles, les sicav ou les fonds communs de placements font moins bien que les indices boursiers… Taux du Livret A depuis le 1er janvier 2000 : 15/01/2000 2,25 % ; 01/07/2000 3,00 % ; 01/08/2003 2,25 % ; 01/08/2004 2,25 % ; 01/08/2005 2,00 % ; 01/02/2006 2,25 % ; 01/08/2007 3,00 % ; 01/02/2008 3,50 % ; 01/08/2008 4,00 % ; 01/02/2009 2,5 % ; 01/05/2009 1,75 % ; 01/08/2009 1,25 %. Les valeurs sont cotées en euros depuis le 1er janvier 1999 à la Bourse de Paris. Le Monde du 24 octobre 2009 : « A Wall Street, les financiers sont-ils allés trop loin ? Aux Etats-Unis, temple du capitalisme et de la libre entreprise, le Trésor et la Réserve fédérale américaine (Fed) ont annoncé, jeudi 22 octobre, une série de mesures destinées à limiter les rémunérations dans les banques. « Elles marquent un tournant quant à l'intervention du gouvernement dans le secteur privé », commente le Wall Street Journal du vendredi 23 octobre. La Fed envisage de mettre sur pied un système strict d'encadrement des rémunérations des banques sous sa surveillance, soit quelque 6 000 établissements. Le détail des mesures n'a, pour l'heure, pas été dévoilé. » Investir, le 12 décembre (Reuters le 11/12/09) : « Kenneth Feinberg, chargé par l'administration Obama d'encadrer les politiques de rémunération des entreprises renflouées par l'Etat depuis le début de la crise, a annoncé vendredi de nouvelles mesures de plafonnement de certains salaires dans quatre grands groupes industriels et financiers. Ces nouvelles décisions plafonneront à 500.000 dollars (342.000 euros environ) les salaires des dirigeants et cadres se classant entre la 26e et la 100e place du classement des rémunérations de Citigroup , American International Group (AIG), General Motors [GM.UL] et GMAC, l'ex-filiale de crédit du constructeur automobile. Chrysler et Chrysler Financial n'y sont pas soumis car les rémunérations à ce niveau de classement y sont déjà inférieures à 500.000 dollars. Les groupes concernés se plaignent que les mesures prises par les pouvoirs publics pour encadrer leurs politiques salariales font fuir certains de leurs salariés et les empêchent de recruter de nouveaux talents.

PS/ MODE DE CALCUL UTILISE POUR LE LIVRET A (de déc. 1989 à déc. 2013)

De 1990 à 1996 (6 ans 2 mois) taux livret A de 4.5 % soit coeff. multiplicateur 1.31146

De 1996 à 1998 (2 ans 4 mois) taux livret A de 3.5 % soit coeff. multiplicateur 1.08345

De 1998 à 1999 (1 an 1 mois) taux livret A de 3 % soit coeff. multiplicateur 1.03254

De 1999 à 2000 (11 mois) taux livret A de 2.25 % soit coeff. multiplicateur 1.02061

De 2000 à 2003 (3 ans) taux livret A de 3 % soit coeff. multiplicateur 1.09272

De 2003 à 2005 (2 ans) taux livret A de 2.25 % soit coeff. multiplicateur 1.04551

De 2005 à 2006 (1 an) taux livret A de 2 à 2.25 % soit coeff. multiplicateur 1.02125

De 2006 à 2007 (1 an) taux livret A de 2.75 % soit coeff. multiplicateur 1.0275

De 2007 à 2008 (1 an) taux livret A de 3 à 3.5 % soit coeff. multiplicateur 1.0325

De 2008 à 2009 (1 an) taux livret A de 4 à 1.75 % soit coeff. multiplicateur 1.03063

De 2009 à 2010 (1 an) taux livret A de 1.25 % soit coeff. multiplicateur 1.0125

De 2010 à 2011 (1 an) taux livret A de 1.75 à 2 % soit coeff. multiplicateur 1.01875

De 2011 à.2013 (2 ans) taux livret A de 2.25 à 1.75 % soit coeff. multiplicateur 1.04295

Depuis le 1er août 2013 (5 mois) taux livret A de 1.25 % soit coeff. multiplicateur 1.00521 Coeff multiplicateur (de 1989 à 2013) : 2,06565