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Economie et Politique_Renseignements

EPR - André Mascardi

Economie et Politique_Renseignements

Les mensonges nucléaires d'AREVA sur son propre site

Pourquoi s’inquiéter à propos des EPR, pourquoi militer contre le nucléaire puisque AREVA nous dit que tout est parfait et que c’est le « nec plus ultra » en matière de production d’électricité ?

SITE AREVA

Le réacteur EPR™ proposé par AREVA est à ce jour, le plus avancé des réacteurs à eau sous pression (REP). Issu des dernières évolutions éprouvées de la technologie des réacteurs à eau légère, le réacteur EPR™ se place à l’avant-garde d’un processus d’innovation continu. Issu de programmes de R&D menés sur plusieurs décennies en France et Allemagne, le réacteur EPR™ est le fruit de l'engagement des principaux acteurs européens du nucléaire.

Commentaire

A la seule différence que l’Allemagne a décidé d’arrêter la production d’énergie nucléaire et de fermer ses centrales sous dix ans (2022). Le Japon se pose aussi cette question au gré des gouvernements qui se succèdent .

« La sortie du nucléaire civil a été mise en place en Autriche (1978), Suède (1980), Italie (1987), Belgique (1999), Allemagne (2000), Suisse (2011), dans la province du Québec (2013) et elle a été discutée dans d'autres pays. L'Autriche interdit depuis 1999 (clause constitutionnelle) l'exploitation de l’énergie nucléaire, tout en continuant d’importer de l’électricité d’origine nucléaire1,2. L'Espagne a des lois qui interdisent la construction de nouvelles centrales nucléaires. Dans d'autres pays, ces politiques ont été suspendues, par exemple en Suède et en Suisse (où le moratoire existant sur la construction de centrale nucléaire n'a pas été reconduit par le peuple helvétique). » (Wikipédia)

SITE AREVA

Ce modèle est le plus puissant au monde avec plus de 1 600 MWe de production électrique nette. L’EPRTM est le seul réacteur de Génération III+ à être commercialisé à une échelle internationale. Il a de fait été certifié par plusieurs autorités de sûreté de référence. Il est actuellement en construction en France, en Finlande et en Chine. Par ailleurs, des négociations sont en cours pour plusieurs nouveaux projets EPRTM.

Commentaire

FAUX. La troisième génération comprend l'EPR d'Areva, l'APR1400 du Coréen Kepco et l'AP1000 de Toshiba/Westinghouse. La Finlande mécontente de la construction de l’EPR d’AREVA a fait appel pour la construction de ses prochains réacteurs nucléaires aux Russes puis aux Allemands. Les greens – qui sont au gouvernement - ont obtenu pour l’instant un moratoire.

SITE AREVA

Le réacteur EPR™ a été homologué et autorisé par les instances les plus exigeantes. Sa construction a commencé en Finlande, en France et en Chine.

Commentaire

Même si dans un premier temps il y a eu homologation, la Finlande n’est pas du tout satisfaite du déroulement de la construction de l’EPR d’Olkiluoto (retards entraînant des coûts supplémentaires, malfaçon, conditions de travail déplorables voire illégales, etc.). Un livre est sorti en Finlande sur ces conditions de travail et la collusion, les malversations entre acteurs étant intervenus sur le chantier.

SITE AREVA

Dans un contexte de raréfaction des carburants fossiles, le réacteur EPR™ fournit une électricité sûre et durable à partir de sources d’énergie extrêmement compétitives, l’uranium et le plutonium, dont les coûts présentent une certaine stabilité sur le long terme.

Commentaire

Les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger sont très critiquées à différents niveaux. En tout premier lieu, à propos du prix d’achat ridicule auquel les entreprises françaises - de la Cogema à Areva - rachètent l’Uranium au Niger, ce qui a contribué à la paupérisation d’un pays parmi les plus pauvres d’Afrique : « L’uranium nigérien est d’abord une exclusivité signée par la France, le 24 avril 1961, sous forme d’un accord de défense entre la métropole, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Niger. Les annexes de cet accord sont sans équivoques, mélangeant intérêts mutuels en matière de défense et fourniture de matières premières. Par cet accord, la France qui venait d’accorder leurs indépendances à ces trois pays s’arrogeait le droit de poursuivre l’œuvre coloniale, à savoir l’exploitation des ressources minières à un prix arbitraire… Il faudra attendre 2007 avec l’arrivée des chinois et la montée spectaculaire du cours de l’uranium pour voir le gouvernement nigérien de Mamadou Tandia - renversé en 2010 - exiger la révision des prix quasiment figés depuis 1960. Depuis cette date le Niger a perdu entre 14,5 et 21 milliards d’euros. En effet, la France a acheté l’uranium nigérien au quart du cours mondial soit au prix moyen de 42 euros au lieu de 187 euros ! Enorme pour un pays qui compte à peine 2 milliards de dollars de PIB et dont le modeste budget est «généreusement » alimenté par l’aide publique au développement pour plus de la moitié. Depuis 2007 un nouvel accord a permis de doubler le prix d’achat qui reste malgré tout 50% en dessous du cours international. » (Les Afriques.com)

Et Areva ose parler de « de sources d’énergie extrêmement compétitives, l’uranium et le plutonium, dont les coûts présentent une certaine stabilité sur le long terme ».

Mais les critiques portent aussi, ce qui est beaucoup plus grave, sur la pollution et la dégradation de l’environnement et les conditions déplorables de travail, de santé et de vie de la main d’œuvre locale : « Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n'y a quasiment aucune protection contre l'inhalation de gaz radon. La main d'œuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l'exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants …/… Il va de soi que les Français n'informent pas les indigènes qu'ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n'entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu'il soit est impensable » dit Christopher Olgiati, réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramans de l'émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie Nord du Niger.

SITE AREVA

Grâce aux exigences de sécurité accrues et à ses performances élevées, le réacteur EPR™ marque une avancée majeure par rapport aux réacteurs à eau légère actuellement en service, notamment sur le plan environnemental…

L’EPR™ offre une résistance exceptionnelle aux risques internes et externes, ainsi qu’à la combinaison de risques de nature différente, notamment les séismes ou les chutes d’avion gros porteur.

Commentaire

Cela ne semble pas être l’avis des responsables de L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, la Säteilyturvakeskus (STUK),– qui sont pourtant proche du lobby nucléaire d’après le spécialiste nucléaire de Greenpeace Finlande – qui n’arrêtent pas comme l'électricien finlandais TVO (Teollisuuden Voima Oy) de critiquer les conditions dans lesquelles s’effectue la construction de l’EPR : « En 2006, l'agence finlandaise de la sécurité des radiations (Säteilyturvakeskus) a relevé 700 dysfonctionnements et anomalies concernant la sécurité sur le chantier de l'EPR finlandais. TVO refuse de publier la liste de l'ensemble de ces dysfonctionnements[réf. nécessaire]. L’autorité de sûreté finlandaise, la STUK, parle « d’impréparation » d’Areva et de laxisme dans « la qualité du travail, …, l’organisation et le contrôle des activités sur le chantier ». En outre, le STUK indique, à propos de la construction du liner d'acier qui protège le cœur du réacteur, que les plans changent de manière intempestive, ceci ayant eu pour conséquence que certains usinages ont été effectués à partir de plans obsolètes. De plus, certaines réparations ont été faites sans respecter les procédures prévues. Le STUK dit avoir beaucoup de mal à inspecter le chantier en raison de ces changements intempestifs. Il conclut par A situation like this should not be possible in a well functioning quality system, ce qui se traduit par « Une situation telle que celle-ci ne devrait pas être possible dans un système de qualité fonctionnant correctement » (Wikipédia) dénoncé aussi par le principal journal finlandais, le Helsingin Sanomat.

En ce qui concerne la phrase « L’EPR™ offre une résistance exceptionnelle aux risques internes et externes, ainsi qu’à la combinaison de risques de nature différente, notamment les séismes ou les chutes d’avion gros porteur. », on peut dire qu’AREVA est vraiment « gonflée » d’affirmer de telles choses quand on connaît les centaines, voire les milliers de malfaçons qui ont accompagné la construction des réacteurs d’Olkiluoto et de Flamanville, par des personnels non qualifiés en grande partie, vivant dans une sorte de tour de Babel au mépris de la législation du travail. Et, tant qu’il n’y aura pas eu de crash test sérieux ou en condition réelle, il est scandaleux d’affirmer de telles certitudes.

voir les crash-test en condition réelle aux Etats-Unis : http://www.dailymotion.com/video/xb79or_crash-test-mur-d-enceinte-de-centra_tech