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Economics and Politics Research

André Locussol-Mascardi - EPR

Economics and Politics Research

Krach 2007 : La vague scélérate des subprimes

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Présentation
La guerre larvée en Afghanistan, la guerre civile en Irak, un conflit qui se profile à l'horizon de 2008 en Iran, des marchés financiers qui s'emballent au moindre coup de clairon, sont autant de tensions et de raisons de craindre le pire pour l'avenir du monde avec des répercussions à court et moyen terme sur les marchés de capitaux et l'économie. Si on y ajoute l'endettement colossal des ménages, des entreprises, les dettes publiques des pays et tout récemment la crise des « subprime », crédits immobiliers bon marché, nous avons tous les ingrédients pour que nous connaissions le plus grand krach boursier de l'histoire du capitalisme, avec des conséquences dramatiques et inestimables : une crise économique sans précédent, pire qu'en 1929 !
Extrait du livre
Au début des années 2000, la désintermédiation et le marché du crédit étaient déjà et, surtout, depuis les crises des années 80 et 90, au centre de tous les débats. Jean-Pierre Faugère, auteur d'un ouvrage sur le système financier et monétaire international , considère que la désintermédiation fait le jeu des marchés financiers avec tous les risques de dérives que cela sous-entend : « Les mutations intervenues au cours des dernières années ont amplifié le jeu des mécanismes de marché, et provoqué des processus cumulatifs déstabilisants. Le krach d'octobre 1987 et la baisse des cours boursiers d'octobre 1989 ont montré la très grande sensibilité des marchés aux mouvements spéculatifs. Les mutations financières, qui améliorent la liquidité des marchés, peuvent engendrer des effets pervers, quand tous les ordres vont dans le même sens ou quand les marchés sont complètement désorientés : la liquidité se transforme en volatilité incontrôlable ». En décembre 2001, dans Enjeux-Les echos, l'économiste François Lenglet, évoque la fragilité des marchés financiers : « Les banques et les places financières ? Coupables. Pour complaisance à l'endroit des terroristes, des mafias et de l'argent noir. Les analystes financiers ? Au pilori, pour avoir alimenté l'une des plus fortes spéculations de l'histoire avec leur perpétuel enthousiasme – et leur zèle intéressé. Adorés pendant la folle décennie 90, finance et financiers sont aujourd'hui pris dans le gigantesque reflux idéologiques qui nous fait reconsidérer nos valeurs : si le diable existe, il habite un paradis fiscal et travaille dans une banque d'affaires ». Le plus grand investisseur de la planète, l'américain Warren Buffet, a toujours vu d'un très mauvais œil tous ces produits spéculatifs dérivés de crédit qui sont « des armes financières de destruction masse », et qui ne profitent qu'aux milliardaires pour échapper au fisc ! Stephen Roach, économiste de Morgan Stanley, a écrit en avril 2006 qu'une crise majeure se profilait et que le FMI et la Banque Mondiale étaient incapables d'y faire face. Certains experts-analystes américains considèrent que « l'étendue et le champ d'opérations des marchés financiers internationaux, l'architecture ont évolué au gré du hasard » et leur régulation, pratiquement inexistante est « inefficace ». La BRI ou Banque mondiale (Banque des règlements internationaux, ou « Banque centrale des banques centrales »), reconnaît qu'un « big bang » pourrait se produire sur les marchés financiers et qu'il existe « plusieurs raisons de s'inquiéter d'un certain niveau de désordre ». Mais le détonateur de la crise financière qui couve c'est l'endettement astronomique des ménages dans l'immobilier, comme l'explique l'américain Joseph Stiglitz , prix Nobel d'économie, qui a écrit le 20 août 2007 : « Dur réveil pour l'Amérique ... Les faits semblent finalement donner raison aux pessimistes qui prévoyaient de longue date une crise de l'économie américaine. Certes, il n'y a pas de quoi se réjouir de voir la Bourse s'effondrer à cause des nombreux non-remboursements des prêts immobiliers. C'était pourtant prévisible, de même que les conséquences probables pour les millions d'Américains qui vont être confrontés à des difficultés financières, ainsi que pour l'économie mondiale ».
 
 
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