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Economics and Politics Research

André Locussol-Mascardi - EPR

Economics and Politics Research

LES MENSONGES DU GOUVERNEMENT MACRON ET DE SES CONSEILLERS

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Ce matin vendredi 30/11/2018, sur France-Inter, l'économiste Philippe Aghion – Professeur à  l'université Harvard, à la London School of Economics, à l'École d'économie de Paris, au Collège de France... et conseiller/soutien d'Emmanuel Macron en 2017 -, a parlé de SMIC, de prime d’activité et de pouvoir d’achat !

On a entendu beaucoup d’approximations, de contrevérités et d’inexactitudes M. Le Professeur !

Extraits :

- Il compare la France à la Suède. C'est comme faire boxer un poids léger de 40 kg avec un poids super lourd de 280 kg ! Parler des effets positifs de la suppression de l'ISF, c'est de la désinformation. FAUX !

En effet dans le Monde du 7 oct. 2017, on peut lire "Si la suppression de l’impôt sur la fortune ne fait plus polémique depuis longtemps en Suède, les économistes ont du mal à dire quel a pu être son impact sur l’économie du royaume, et encore moins sur la croissance du PIB suédois" (Fake news de M. Aghion !)

Par ailleurs, l'exonération de l'ISF ne bénéficiera pas aux entreprises. Les riches qui n'en ont pas besoin, "joueront" avec cette somme en spéculant sur les marchés de produits dérivés. Pourquoi investir dans une entreprise, un placement qui rapportera entre 5 et 10 % dans le meilleur des cas, alors qu'ils peuvent - sur les marchés (boursiers) des options et des futures (contrats à terme) -, gagner 20 à 100 % (parfois en une seule journée : voir actuellement les Put warrants sur indice CAC40) !!!

- Parler de hausse du SMIC, c'est encore faire de la désinformation... Le SMIC a progressé de 14.84 % sur les 10 dernières années, du 1/1/2009 au 31/12/2018 (estim.) soit 1.39 %/an (moyenne géométrique). Edouard Philippe propose +/- 2 % le 1er janvier 2019... Où est la progression ? Durant la même période l'inflation a progressé de 10.43 %, soit 1 %/an (moyenne géométrique).

D'où une progression net du SMIC de 0.39 %/an. En 2019 avec une inflation prévue de 1.4 % (1.2 % en 2018) et un "coup de pouce" du gouvernement Macron de +/- 2 %, le SMIC progressera tout juste de 0.6 % (données FRANCE-INFLATION organisme officiel).

Par ailleurs, il faut savoir que les Etats-Unis (pays du libéralisme et de l'exploitation des travailleurs par excellence !), va faire passer son salaire de base (minimum) de 7.25 dollars à 15 dollars dans la plupart des Etats (un SMIC par état) d'ici à 2020. En euros de 6.38 euros à 13.19 euros.

Le SMIC français qui était supérieur en 2018 de +54.86 % par rapport au salaire de base américain, sera inférieur à celui-ci de -28.37 % en 2020.

- Parler de 13e mois pour les smicards et chômeurs. C’est FAUX. Muriel Penicaud, ministre du travail reconnaissait elle-même : « La ministre a en outre rappelé que les 1,6 million de smicards ont bénéficié d'une augmentation mensuelle grâce aux suppressions des cotisations de l'assurance chômage et maladie. De novembre 2017 à novembre 2018, c'est 35 euros de plus par mois" mais cette une hausse n'est "pas perçue" à cause de l'inflation, a-t-elle reconnu. »

Fin 2017, Le Monde répondait aux propos délirants de Monsieur Darmanin, ministre de comptes publics qui parlait de 13e mois : « Plusieurs éléments permettent tout de même, d’ores et déjà, de tempérer l’affirmation du ministre. D’abord, il faut rappeler en quoi consistent les trois mesures en question : 1°) La prime d’activité, qui concerne aujourd’hui 2,45 millions de foyers à faibles revenus (jusqu’à 1,3 smic pour une personne seule), augmentera de 20 euros par mois à la fin de l’année 2018. Le gouvernement a promis de poursuivre la hausse pour atteindre 50 % au cours du quinquennat ; 2°) L’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des foyers (contre 15 % aujourd’hui environ), qui représente un gain très variable selon les cas (la taxe d’habitation est aujourd’hui de 783 euros en moyenne pour ceux qui la paient, avec de fortes différences) ; 3°) Les baisses de cotisations salariales, qui toucheront les salariés du secteur privé, et représenteront en année pleine et à partir de 2019, une hausse de 1,5 % du salaire net mensuel, une fois la hausse de la CSG déduite (cette mesure pénalisera de fait une partie des retraités, ceux qui paient la CSG). Un 13e mois qui ne concernera réellement que les bénéficiaires des trois aides.

Toutes ces décisions du gouvernement entraîneront des hausses de pouvoir d’achat ciblées. Mais, selon nos simulations, seuls ceux qui profiteront de ces trois mesures y gagneront réellement ce qu’on pourrait appeler un 13e mois... »

Les économistes américains reprochent justement aux gouvernements français d’être incapables de prendre des mesures fortes et radicales. Comme par exemple, baisser fortement les impôts de 20 à 30 %, pour relancer de façon conséquente la croissance… Au lieu de passer leur temps à saupoudrer avec des réformes au compte-gouttes, des mesurettes totalement insuffisantes et inefficaces !

Où est l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs les plus pauvres et des retraités, M. MACRON ?

QUE DU VENT !

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