Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Economics and Politics Research

André Locussol-Mascardi - EPR

Economics and Politics Research

Les fluctuations erratiques de la Bourse et Donald Trump...

com

Les prémisses du Krach sont-elles sous nos yeux, avec la baisse des Bourses, jour après jour, depuis quelques semaines.

Depuis le 21 mai, en un mois, - 6 % pour l'indice parisien du CAC40 !

On peut se demander si Trump ne joue pas les initiés, même si les raisons d'un futur krach seront plus structurelles que conjoncturelles, dues aux potions magiques - qui épuisent les trésoreries des banques publiques (Réserve fédérale ou BCE...) -, qui n'ont plus d'impact sur des économies endettées et à bout de souffle.

Nos pays ne vivant et ne croissant que grâce au crédit ! Où les plus démunis souffrent et s'endettent (comme avec les subprimes) et seront bientôt exsangues. Car les inégalités ne font que s'accroître en profitant aux plus riches, qui investissent sur les marchés financiers provoquant la spéculation et risquant l'écroulement des Bourses et des banques à la moindre alerte.

Finie l'économie réelle, c'est l'économie financière/boursière qui domine... depuis des années mais de façon de plus en plus irrationnelle !
Oui Trump avec ses revirements de politique économique et douanière, contribue au Yo-Yo des Bourses.

Il lui est facile avant chacun de ses tweets et de ses décisions, de spéculer à la hausse ou à la baisse, en fonction de l'impact qu'entraînera ses prises de parole. Lui seul sait ce qu'il va dire et faire. Il peut ainsi trader via des intermédiaires courtiers marron ou complices, de sociétés écrans dirigés par ses proches ou sa famille, avec des montages très complexes, que personne ne peut élucider pour le moment...
Imaginez, qu'en plaçant sur les marchés de "Futures" ou "options" quelques millions de dollars, juste une dizaine de millions, en les empruntant à court terme avec un minimum de couverture (10 % de la somme) TRUMP peut s'enrichir de façon illimitée, en jouant sur l'effet de levier.

Comme un certain George Soros, plus gros spéculateur de la planète de la fin du siècle dernier.

TRUMP peut en quelques secondes - je pourrai vous expliquer en détail comment faire... mais ce serait un peu long, voir les manuels sur le fonctionnement des marchés alternatifs, dérivés -, gagner de 20 à 200 fois sa mise. En déposant (ou plutôt en faisant déposer) sur un compte dans une banque "amie" 1 million de dollars comme couverture (ou garantie pour les 10 millions empruntés), et gagner jusqu'à 200 à 300 millions de dollars avec l'effet de levier sur ces produits financiers très spéculatifs. Lire les notices des banques sur les investissements sur les warrants ou plus risqués (car pertes ou profits illimités) sur les options ou Futures. Imaginez cette opération renouvelée à chaque fois qu'il change de politique commerciale ou plutôt d'humeur. Ce qui provoque des hausses et baisses des marchés financiers aussi rapides que violentes. Le tiroir-caisse de Donald Trump se remplissant à chaque fois !

Tout cela passant bien évidemment par le biais, l'intermédiaire de sociétés écrans offshore dont le nombre serait multiplié à l'extrême pour brouiller les pistes...

A chaque fois, un nouveau coup de poker menteur, lorsqu'il ouvrirait la bouche, BINGO !

En jouant par exemple comme Kerviel (1) sur les marchés optionnels sur indices (Dow Jones, Nasdaq, Nikkei, Cac40 ou Dax) !
Cela pourrait lui rapporter à la fin de son mandat des dizaines de milliards de dollars, et plus s'il est réélu 😡

(1) Le trader Jérôme Kerviel a fait mieux avec quelques centaines de millions d'euros. Il a pris des positions "colossales" sur l'indice allemand Dax, jusqu'à 50 milliards d'euros (plus de 2 fois le capital de la Société Générale). D'où la panique du PDG Bouton et de la direction d'une des plus grandes banques européennes, un WE, quand le pot aux roses a été découvert. En réalité, contrairement à ce qui a été dit, Kerviel n'était pas un génie de la finance comme certains ingénieurs-traders Français qui sont inculpés aux EU pour avoir fait des montages illégaux et frauduleux. C'était juste un très bon trader à qui on a lâché la bride sur le cou... Les procédures de contrôle et de suivi n'ont pas été mises en défaut, juste pas respectés malgré les alertes envoyées par les marchés financiers qui s'étonnaient de l'énormité des positions, en l'occurrence sur le DAX. Si le PDG et sa garde rapprochée n'avaient pas paniqué le fameux lundi matin en liquidant les positions avec 5 milliards de pertes, reprochées à Kerviel, ils n'auraient perdu qu'au pire un ou deux milliards d'euros.

Car les marchés boursiers, qui avaient lourdement chuté, sont remontés dès le l'après-midi du même jour et les jours qui suivaient. Il est très surprenant que le PDG et le management de la SG n'aient pas fait preuve de plus de discernement et de sang-froid, en suivant ce principe de base. Les marchés boursiers remontent toujours, surtout à court terme et au minimum sur le long terme. Même si cela est faux pour le Nikkei. Mais vrai pour le Dow Jones et surtout le Nasdaq qui viennent de battre des records il y a quelques mois (et actuellement pour le Nasdaq) et d'autres indices européens.

On a voulu trouver un bouc-émissaire, et c'est Jérôme Kerviel qui a porté le chapeau. On découvre depuis, que le tribunal s'est fourvoyé et les sommes réclamées au trader ont été divisées par 5000 !

Par ailleurs, les magistrats ne pouvant pas tout connaître et surtout les arcanes de la finance, ils ont demandé à des experts indépendants de leur expliquer le fonctionnement des marchés. Malheureusement, les seuls experts qu'ils ont trouvés étaient en relation avec la SG ! D'où un manque de partialité et une analyse biaisée et orientée de la situation...

Avant Kerviel, Nick Leason "le trader fou" avait ruiné la banque de la reine d'Angleterre, en spéculant et en dissimulant lui il est vrai ses positions. Mais depuis les contrôles prudentiels se sont développés sur la demande des Etats et de l'Union européenne (Accords de Bâle 1, 2 et 3).

Kerviel a été victime d'une cabale, même s'il a reconnu s'être laissé griser par ses succès précédents qui avaient rapportés des millions d'euros à sa banque. Sa hiérarchie ne pouvait donc ignorer son emballement coupable.

Quand on a vécu dans une équipe commerciale, et/ou qu'on a fait du trading, on sait que l'on subit une énorme pression avec pour but de toujours faire gagner plus d'argent à l'entreprise qui vous emploie.

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article