Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Economics and Politics Research

André Locussol-Mascardi - EPR

Economics and Politics Research

Stock Market crash - krach boursier 2018-2021

com

 

PREVISIBLE  ET INEVITABLE !

La chute des marchés, début février 2018, ne sont que les prémices du futur grand Krach boursier, que quelques analystes, économistes ou éditorialistes prédisent. Mais ils ne sont guère plus nombreux qu’au début des années 2000 avant la crise de la nouvelle économie ("les arbres ne montent pas jusqu'au ciel") et du crédit hypothécaires (Subprimes).

Les avis convergent, malgré tout, pour penser que ce sera une crise beaucoup plus grave que TOUTES les précédentes. La seule question qui se pose est quand ? A très court terme (1ère semestre 2018), à court terme (dans un an) ou à moyen terme (2020-2021).

LES FAITS SONT LA…

En 9 ans, quasiment jour pour jour (27 février 2009 - 24 février 2018), l'indice NASDAQ composite, valeur phare de Wall Street  - Le NASDAQ est la première bourse électronique mondiale, 2e des Etats-Unis, celle des valeurs technologiques dites "innovantes"-, a été multiplié par 5.68 (+468 %). Soit une évolution très conséquente de 21 % par an ! https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/f9b/1.5/16/1f62f.png 

Ce que rapportent les placements financiers (produis dérivés, gestion alternative) spéculatifs…

Durant le même laps de temps, l’indice majeur de la bourse de New-York, le DOW JONES – sensé refléter l’économie américaine -, est passé de 13.261 pts à 24.850 pts (+87.39 %). Soit une progression importante de 7,3 % par an

Alors que durant cette période, le PIB (la valeur ajoutée produites par les entreprises) américain a été multiplié seulement par 1.15 (+15,22 %), soit une petite progression de 1.59 % par an...

Respectivement 13 et 4.6 FOIS moins que l'évolution des bourses de Wall Street !

Si on compare par rapport à la France, on est très surpris de voir qu’avec une croissance dans l’hexagone divisée par 2 sur 9 ans (par rapport à celle des EU), soit 7,2 %, l’indice CAC40[1] de la Bourse de Paris (sous la coupe d’Euronext[2]) n’a non seulement pas progressé, LUI, mais a... baissé en 10 ans de – 4. 28 % !

Mais pourquoi cet écart de 48 % entre les performances du Nasdaq et de l'indice CAC40  ?

La Bourse française serait-elle plus frileuse et plus réaliste, en adéquation avec la réalité économique, c’est-à-dire l’économie réelle et non virtuelle financiarisée ?

Non, mais moins spéculative que la bourse américaine et ses indices (Dow Jones et Nasdaq).

La Bourse américaine est effectivement très surévaluée par rapport au taux de croissance du PIB, et complètement déconnectée du marché. A cause de la spéculation qui la gangrène, et a repris depuis la crise des subprimes. Et, qui ne se dément pas.

Cependant, comme lors des crises précédentes tout est mis en place pour éviter qu’un krach se produise. Comment ?

Les bourses américaines, surtout, et à un degré moindre les autres bourses internationales, sont soutenues artificiellement – tout est interconnecté au sein du système financier international -, portées à bout de bras, par les investisseurs institutionnels (les zinzins en France), les banques, les fonds d'investissement privés (entre autres hedge funds) et les fonds souverains (des états comme la Chine) publiques, qui achètent à tour de bras pour que les marchés financiers ne s'écroulent pas !

TANT QU'ILS ONT ASSEZ D'ARGENT POUR LE FAIRE - MAIS CELA N'A QU'UN TEMPS, ON L'A VU EN 1987, 1997, 1998, 2000, 2007, 2008 -, ÇA PASSE, MAIS ENSUITE QUAND L’ARGENT SE TARIRA, CE SERA LA BEREZINA, LE SAUVE QUI PEUT,

Et, alors, ce sera la descente aux enfers ! 😈👿👿 Et, ni la Réserve fédérale, ni la BCE et ni le FMI exsangues ne pourront intervenir...

 

ET LES RAISONS AUSSI…

Pour avoir analysé et décortiqué les marchés financiers depuis 40 ans, anticipé les crises de 1987, 1997 (monétaires), 2000 (nouvelle économie) et 2007 (subprimes ou crédit hypothécaire), 2008 (bancaire et financière) puis économique jusqu’à maintenant, j’en suis persuadé.

Ce n’est pas qu’une simple intuition - comme dirait le plus grand spéculateur de la planète, George Soros -, car les motifs sont nombreux :

  • Forte hausse de la pauvreté, baisse du pouvoir d’achat et chute de la DEMANDE. L’OFFRE boostée par les gouvernements libéraux est artificielle car elle repose sur la reconstitution de stocks par les entreprises en vue d’une reprise, mais pas à une réponse à la DEMANDE. Par ailleurs, le faible niveau de chômage de certains pays est un leurre car cet indicateur ne signifie pas grand-chose.
  • L’arbre qui cache la forêt : le taux de chômage artificiel des Etats-Unis. Lorsqu’un Américain travaille une heure dans le mois il n’est pas chômeur. Quand un allemand est payé un ou deux euros de l’heure, il n’est pas chômeur…
  • L’écart entre les plus riches et les pauvres croit de plus en plus vite. Ce qui appauvrit les plus précaires et démunis qui ne consomment plus et enrichit les plus gros patrimoines qui ne participent pas plus à la consommation car ils investissent dans l’immobilier ou sur les marchés financiers… pour spéculer !
  • Pour la France, tout particulièrement, le marché immobilier n’ayant pas été purgé en 2007, la bulle actuelle risque d’éclater. Et, si cela se produit - dans quelques mois ou années -, la Bourse sera frappée de plein fouet par la vente des actifs mobiliers (actions et obligations, prioritairement) pour compenser les pertes dans l’immobilier. Une chute inéluctable qui provoquera une crise bancaire et financière puis économique…

Mais à ces explications, s’ajoute la principale raison, d’une toute autre importance et gravité. Celle de l’endettement colossal des Etats-Unis.

Il ne cesse de croître de façon exponentielle depuis de nombreuses années. Depuis début 2018, les américains ne savent plus comment payer leurs fonctionnaires. Ils vivent au jour le jour, de reports en reports dans l’attente de la décision des deux chambres parlementaires américaines (principalement le Sénat).

Une dégradation des finances publiques qui courre surtout depuis dix ans. Qui plombe la légendaire crédibilité de la solvabilité des Etats-Unis. Les agences de notation ne leur font plus autant confiance qu’auparavant et menacent même de dégrader leur note de solvabilité au plus haut (AAA+). Ce qui entraînerait un surcoût pour le Trésor américain, car il devrait emprunter à un taux plus élevé sur les marchés financiers. Une situation qui deviendrait vite intenable en fonction du contexte.

Depuis la crise des subprimes en 2007, l'endettement des EU est passé en 10 ans, de 8950 milliards de $ (2007) à 20.500 milliards de dollars (2017) soit une augmentation de + 129 %. Le ratio d'endettement est passé de 64 % du PIB à 110 % du PIB. Soit 15 pts de plus que la France...

L’inflation (due à la surchauffe de l’économie), quant à elle, ne suffit pas à déclencher un mouvement de panique. Ses conséquences sont plus psychologiques qu’économiques. Même si cet indicateur est un des principaux signes d’une possibilité de dépression entraînant par voie de conséquence une hausse des taux d’intérêts.

La hausse des taux d’intérêts – qui ne peut être que modérée de peur de gripper la machine économique -, n’a jamais nui à un pays comme l’Allemagne, qui a poursuivi sa croissance et ses investissements au cours des 30 dernières années. Et cela, malgré le yo-yo des taux d’intérêts au cours de cette période…

CONCLUSION

Les Etats-Unis ont toujours vécu à crédit. Leurs citoyens empruntent régulièrement pour investir en Bourse, en espérant un gain rapide et conséquent. D’où une bulle artificielle et des marchés devenus incontrôlable pour Warren Buffett - le plus gros et le plus riche investisseur de la planète -, qui explosera tôt ou tard, comme en 1929, 1987… et 2007 !

Si un krach boursier a lieu Outre-Atlantique, il se propagera, comme d’habitude, comme une trainée de poudre et impactera tous les marchés financiers et les pays de la planète. Faute de liquidités, avec une Réserve fédérale à sec, l’économie américaine s'effondrerait et avec elle le reste du Monde !

Autant de raisons de croire à un Krach avec des conséquences plus désastreuses que lors des crises précédentes !

Comme le redoutait Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI[3] en octobre 2009, qui évoquait les graves dommages d'une crise économique. Entre pauvreté et marginalisation économique. Pouvant déboucher sur des guerres (mot qu'il a prononcé à 30 reprises lors de son discours) :

«… la Grande crise des années 30 a créé un terrain favorable pour une guerre dévastatrice… Il n'y a pas longtemps, l'économie mondiale était au bord du précipice… La marginalisation économique et l'indigence pourraient entraîner des troubles sociaux, des désordres politiques, une faillite de la démocratie, ou la guerre… Les données sont assez claires à ce sujet : un revenu faible ou une croissance économique lente accroît le risque d'un conflit civil

« Les pays ont préféré défendre leur intérêt personnel et se sont réfugiés dans l'isolationnisme. Il s'ensuivit l'effondrement sans précédent de l'activité économique mondiale dans les années 30, avec de sombres conséquences sociales et politiques. La guerre économique a vite conduit à la vraie guerre, et la Seconde Guerre mondiale a fait des dizaines de millions de victimes et dévasté de nombreux pays… »

 

 

 

[1] CAC : anciennement Cotation assistée en continu, système de cotation remplacé par le NSC (Nouveau système de cotation).

CAC40, indice de la Bourse de Paris correspondant plus ou moins aux 40 plus grosses capitalisations introduites sur le marché parisien (situé à Londres ?).

[2] Euronext : Première Bourse paneuropéenne qui gère les marchés boursiers de Belgique, de France, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni. Située à Londres, la première place financière de la zone euro représente une capitalisation de 2.600 milliards supérieure au PIB Français. « Le groupe est issu de la fusion des Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles et de Paris qui est intervenue le 22 septembre 200013. L'objectif est alors de tirer parti de l'harmonisation des marchés financiers de l'Union européenne induite par l'introduction de la monnaie unique… » (Wikipédia) NB/ Les Britanniques n’ont jamais été dans la zone euro et de plus ne font plus partie (en 2019) de l’Union européenne.

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article