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Economics and Politics Research

André Locussol-Mascardi - EPR

Economics and Politics Research

DESINFORMATION DE L'UE SUR L'EXCEDENT PRIMAIRE DE LA GRECE

com

JE ME SUIS FAIT PIEGER PAR "ALTERNATIVES ECONOMIQUES" ET SES FAUSSES INFORMATIONS FOURNIES PAR L'UNION EUROPEENNE...

Les chiffres fournis dans mon article précédent sont faux, désolé !

Mais reconnaissons-le, pas un média, pas un institut de statistiques international ne donne les mêmes chiffres. C'est beaucoup plus grave lorsqu'il s'agit de manipulations de la commission européenne pour brouiller les cartes ou discréditer un gouvernement comme celui d'Alexis Tsipras !

CET EXCEDENT PRIMAIRE SERAIT PLUTÔT DE 0,4 à 0,75 % du PIB pour 2014 et 2015 et non 4,3 % comme annoncé dans mon article précédent... "LA GRECE 1ère de la classe pour les excédents primaires ! "

Le journal LE MONDE du 25 mai 2015 indique : "Pour ces quatre premiers mois de l’année, les dépenses s’élèvent ainsi à 16,324 milliards d’euros. Soit 2,037 milliards de moins que l’objectif initialement fixé à 18,361 milliards d’euros. Dans le même temps, l’Etat accuse aussi une baisse des recettes fiscales. Au total, 12,221 milliards d’euros ont été collectés sur la période, soit 884 millions de moins qu’espérés. Selon le ministère des finances, les impôts directs ont souffert d’une baisse de 11,4 % et s’élèvent à 4,869 milliards d’euros, alors que les impôts indirects ont diminué de 3,4 % par rapport aux recettes attendues. La TVA a particulièrement du mal à rentrer ainsi que les impôts sur les revenus des particuliers et des entreprises. Même si des problèmes réels de fraude existent en Grèce, cette baisse est avant tout due à la contraction de l’économie. Effondrement de la consommation interne, gel des investissements lié au manque de liquidités bancaires… Les entreprises grecques sont de nouveau en pleine déprime et n’ont rapporté que 37 millions d’euros à l’Etat depuis le début de l’année au lieu de 181 millions estimés. "

Le site économique de La Tribune précisait le 15 avril 2015 : "La Grèce a enregistré en 2014 un déficit public de -3,5% du PIB, supérieur aux prévisions, tandis que la dette publique a atteint 177% et l'excédent primaire (hors charge de la dette) 0,4%, selon la première estimation publiée mercredi 15 avril par le service des statistiques grecques (Elstat). Nettement en deçà des attentes Selon les prévisions budgétaires du précédent gouvernement de coalition droite-socialiste, le déficit public devait s'établir à -1,3% du PIB tandis que la Commission européenne tablait sur -1,6%. S'agissant de l'excédent primaire, le résultat est également en-deçà des attentes, le budget voté en décembre par le précédent gouvernement tablant sur 2% du PIB pour 2014 après 0,8% en 2013. Le fardeau de la dette publique s'est élevé en 2014 à 317 milliards d'euros contre 319 milliards en 2013, selon les données de l'Elstat. La dette baisse en valeur absolue mais augmente quand elle est rapportée au PIB, passant de 175% en 2013 à 177% en 2014."

QU'EST-CE QUE LE SOLDE PRIMAIRE ?

Le solde primaire (solde public hors charges d'intérêts) Gouv.fr

financepourtous.com

"Un déficit primaire correspond à un solde négatif du budget des administrations publiques non compris les intérêts versés sur la dette et les revenus d'actifs financiers reçus. Dans le cas inverse on parle d’excédent budgétaire primaire."

"Un déficit primaire correspond à un solde négatif du budget des administrations publiques non compris les intérêts versés sur la dette et les revenus d'actifs financiers reçus.Dans le cas inverse on parle d’excédent budgétaire primaire. Le solde primaire constitue un indicateur important de la situation budgétaire d’un pays et des risques d’évolution non contrôlée de l’endettement public. Le solde primaire dépend de l’évolution des recettes (impôts et prélèvements) et des dépenses décidées par les pouvoirs publics. Le montant des intérêts dépend, pour sa part, des taux d’intérêt sur la dette passée et du montant de celle-ci.

"Déficit primaire et endettement : Le taux d’endettement augmente lorsque la somme du déficit primaire et des intérêts versés augmente plus vite que la croissance du PIB. Tant que le taux d’intérêt moyen sur la dette est inférieur au taux de croissance du PIB, un déficit primaire reste compatible avec le maintien du niveau d’endettement public. Mais si le taux d’intérêt est supérieur à la croissance, il faut un excédent primaire pour maintenir au même niveau le taux d’endettement public

Wikipédia

Parallèlement, on qualifie de solde primaire la situation budgétaire d'un État endetté avant le paiement du service de la dette. On parlera donc de déficit primaire ou d'excédent primaire, même si au bout du compte, le budget accuse un déficit. Ce type de solde est utilisé comme révélateur de l'équilibre budgétaire réel de l'État à un moment donné, en lui retranchant le poids de ses déficits passés qu'incarne la dette.

QU'EST-CE QUE L'ECART DE SOUTENABILITE ?

Tresor.economie.gouv.fr

« L'écart de soutenabilité est calculé à une date donnée t=0 (par la suite 2010 ou 2014), avec un horizon temporel infini. Il peut être décomposé comme la somme de deux termes : l'écart au solde primaire stabilisant le ratio d'endettement au point de départ et l'effet des variations futures du solde primaire à politique constante, à horizon infini. Ce second effet reflète le coût actualisé du vieillissement. Dans le cas particulier où le solde primaire est constant sur toute la période ΔSP t (pour tout t strictement positif), l'écart de soutenabilité correspond uniquement à l'écart du solde primaire initial au solde primaire stabilisant le ratio d'endettement r x D0 – SP0. »
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MASCARDI 03/07/2015 23:30

Entre profs d'éco on peut avoir des incompréhensions et des divergences. Chacun l'a exprimé !
Mais ce qui est certain, c'est qu'en dehors des définitions purement abstraites et théoriques, ce qui compte c'est comme dans tout compte de résultat ou bilan dans une entreprise (les appellations sont un peu différentes en comptabilité publique), dans l'immédiat c'est la trésorerie : Est-ce que j'ai assez d'argent (de liquidités) pour payer mes fonctionnaires ? Est-ce que j'ai assez d'argent pour faire fonctionner les services publics sous-entendu assez de recettes fiscales pour équilibrer mes dépenses.
Le reste n'est que littérature et pensée unique car je peux un jour retrouver ma banque nationale pour créer de la monnaie, avoir une monnaie intérieure (locale) suite à décision d'exclusion de la zone euro (QUI N'ARRIVERA JAMAIS, voir Chypre une grossière mascarade !) ou en sortant de la zone euro (ce que ne souhaite pas Tsipras) ou si les institutions internationales créancières (FMI, BCE) ou mécanismes (FESF) stoppent toute aide à la Grèce, justifiant la solution dont je viens de parler...
COMMENT ? en décidant unilatéralement et en désobéissant à l'UEM (qui ne lèvera pas le petit doigt mais la langue... en déclarations punitives !). Comme l'ont fait avant elle quelques pays du Sud-Est asiatique durant la crise asiatique de 1997 (fermeture des frontières monétairement parlant avec un contrôle des changes maximal !)

MASCARDI 03/07/2015 23:09

DEFICIT STRUCTUREL
Comme de nombreuses capitales européennes, la commission européenne se focalise actuellement sur la baisse du déficit structurel pour apprécier les efforts de chacun des membres de l’U28. Ce qui semble logique, comme pour une entreprise qui limite (en moyenne) ses charges pour qu’elles ne dépassent pas ses recettes, pour dégager un résultat positif. Mais un État, comme une entreprise, peut avoir occasionnellement des dépenses exceptionnelles, imprévues - comme par exemple, pour l’entreprise Philip Morris, un procès pour intoxication par le tabac - ou un ralentissement économique. « L'idée générale est de dire qu'il n'est pas grave de rater un peu notre objectif de réduction de déficit global à cause d'une mauvaise conjoncture, tant que nous avons mené parallèlement des réformes structurelles adéquates», résume Pierre-Olivier Beffy, chef économiste d'Exane BNP-Paribas.
Mais cette notion comporte un double inconvénient. Au niveau purement théorique, il faut, pour la mesurer, l’étalonner par rapport à un niveau de croissance – je dirais « raisonnable » et non moyen -, limite objective entre structurel et conjoncturel. Or, par exemple, dans la cas de la France, «personne ne peut dire aujourd'hui qu'elle est la croissance potentielle française», résume Alexandre Delaigue, économiste, qui ajoute «Deux grands courants s'affrontent: ceux qui pensent qu'avec la crise la croissance potentielle de la France s'est fortement réduite et ceux qui jugent, au contraire, que nous pouvons revenir à la croissance d'avant, plus élevée». Impossible donc, de connaître dans le contexte actuel, le niveau exact de notre déficit structurel et de combien nous pouvons le réduire. D’autre part, second Inconvénient, lui pratique, notre pays est mal placé au sein de la zone euro en matière de déficit structurel, avec fin 2014, selon la Commission européenne, un déficit structurel de 2 %, contre 0,4 % pour l'Italie et un excédent de 0,3 % en Allemagne. En dehors de l'Espagne, de l'Irlande et du Portugal qui font moins bien que nous, nous sommes dans une position qui nous obligera à revoir notre copie, car nous aussi nous avons un déficit à combler et une dette à rembourser (près de 100 %)… Mais c’est un autre sujet, que nous aborderons de façon crucial, peut-être d’ici à quelques années…

Michel Le Saint 30/06/2015 12:27

Il ne s'agit pas de désinformation de l'UE, mais d'une erreur de lecture d'André qui ne tient pas compte du mot "structurel".

Dans le document d'Alter Eco, il est question de "déficit ou d'excédent structurel primaire".

En simplifiant :

"primaire" veut dire "avant paiement des intérêts de la dette"

"structurel" veut dire "avec une conjoncture moyenne" (autrement dit : pas avec une croissance conjoncturellement plus forte ou plus faible que celle que l'on peut attendre en moyenne période compte tenu du potentiel économique du pays)

Ce que montre le document de l'UE, c'est que la Grèce a des dépenses publiques qui seraient largement inférieures à ses recettes si elle n'était pas dans une phase conjoncturelle particulièrement déprimée (en raison notamment des politiques qui lui sont imposées...) et si elle ne devait pas verser autant d'intérêts pour sa dette passée. En prenant en compte ces deux éléments (conjoncture et intérêts de la dette), elle a l'excédent budgétaire le plus élevé en Europe (sa "performance" étant à ce titre bien meilleure que celle de la France, ou même de l'Allemagne).